Isabelle Attard

Députée du Calvados

Ministre

#BayletDémission Lettre ouverte au Président de la République

/ / / / / / / - Publié le 20 octobre 2016 - 3 minutes de lecture

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Monsieur le Président de la République, nous vous alertons au sujet d’un grave problème concernant votre gouvernement. Vous avez nommé en février 2016 Jean-Michel Baylet Ministre de l’Aménagement du Territoire.

Depuis 2005, plusieurs journaux, dont France Soir et Buzzfeed News, ont pourtant rapporté le calvaire de la victime d’une agression de M. Baylet.

Sa collaboratrice était chez lui, lorsqu’il l’a « frappée, au visage, à plusieurs reprises ». Il l’a enfermée chez lui, et l’a « contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission ». Puis il l’a chassée, en pleine nuit, « entièrement dévêtue et pieds nus ». En se présentant à la gendarmerie, elle avait un « visage tuméfié, elle était très marquée. Les pommettes gonflées, les yeux gonflés. Il y avait des hématomes: c’était bleu, gonflé. Elle avait le visage bouffi, traumatisé. »

Monsieur le Président de la République, en 14 ans, jamais M. Baylet n’a contesté ces faits. Ni en public, ni devant la justice. Les juges l’ont même souligné lorsqu’ils ont condamné France Soir pour divulgation de sa vie privée en 2005 : malgré l’extrême gravité des faits qui étaient rapportés, M. Baylet n’a pas souhaité attaquer le journal pour diffamation.

Après 2005, M. Baylet s’est muré dans le silence. Jusqu’à ce mardi 11 octobre 2016.

M. Baylet a pris la parole dans l’hémicycle pour répondre à la députée Isabelle Attard qui lui rappelait ces faits. M. Baylet a affirmé qu’une instruction judiciaire avait eu lieu dans cette affaire, et qu’elle avait été classée sans suite.

C’est totalement faux. Ce mensonge a été mis en lumière lundi 17 octobre, par un gendarme qui a participé à l’enquête. Selon ce gendarme, il n’y a eu aucune instruction judiciaire. Le procureur de la République de Montauban a ordonné l’arrêt total et brutal de l’enquête, avant même qu’une confrontation ait eu lieu entre la victime et celui qu’elle dénonçait comme son agresseur.

Ce mensonge d’un ministre à l’Assemblée nationale a un triste précédent : le mensonge du ministre Jérôme Cahuzac en 2013.

Monsieur le Président de la République, vous avez commis une erreur en nommant Jean-Michel Baylet ministre, alors que cette agression était de notoriété publique.

Monsieur le Président de la République, il est encore temps pour vous de limoger ce ministre. Sinon votre erreur deviendra une faute.


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Premiers signataires

Isabelle Attard, députée du Calvados
Julien Bayou, porte-parole national EELV
Benjamin Bayart
Manuel Dorne, blogueur korben.info
Sam Karmann, acteur
Mathile Larrère, historienne
Philippe Noguès, député du Morbihan
Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon
Emmanuel Poilâne, directeur général de France Libertés
Sandra Regol, porte-parole nationale EELV
Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole nationale d’Osez le féminisme !
Christian Salmon, écrivain
Danielle Simonnet, coordinatrice du PG et conseillère de Paris
Thomas Watanabe-Vermorel, porte-parole national Parti Pirate
Sarah Albert, citoyenne
Youssef Ben Amar, maire adjoint d’Allonnes et rappeur
Assia Benziane, maire adjointe Fontenay-sous-Bois
Jérôme Choain, ingénieur et blogueur
Elen Debost, maire adjointe EELV du Mans
Magali Deval, coresponsable de la commission LGBT EELV
Jérôme Gleizes, conseiller de Paris EELV
Jean-Sébastien Herpin, secrétaire régional EELV Centre
Annie Lahmer, conseillère régionale EELV Île de France
Charlotte Marchandise, maire adjointe de Rennes, candidate à la présidentielle
Sophie Nicklaus, conseillère fédérale EELV
Rosalie Salaün, ex pp Jeunes Écologistes, bureau de la com féminisme
Philippe Sprang, journaliste
Super Châtaigne, justicier – candidat à la présidentielle
Séverine Tessier, ex Secrétaire générale de l’Union syndicale des collaborateurs parlementaire USCP UNSA
Frédric Toutain, citoyen
Alexandre Voisin, co-coordinateur des Jeunes Écologistes Béarn

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Question orale d’Isabelle ATTARD à Mme la Ministre Ségolène ROYAL : “EPR de Flamanville : où est l’intérêt national ?”

/ / / / - Publié le 18 septembre 2015 - 1 minute de lecture

Mercredi 16 septembre 2015, à l’occasion de la reprise des questions au gouvernement, j’ai interrogé Mme la ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie : à partir de combien de milliards d’euros supplémentaires le gouvernement se décidera-t-il à arrêter le chantier de l’EPR de Flamanville ?”

La ministre ne s’est pas contentée de ne pas répondre à ma question. Elle a terminé son intervention ainsi :

Il n’est pas utile de jeter le discrédit sur des entreprises françaises, mais il faut trouver des solutions qui correspondent à l’intérêt national”.

Où est l’intérêt national lorsque de grandes entreprises françaises ont 7 ans de retard et 7,5 milliards d’euros de dépassement de budget ? A titre de comparaison cela représente 10 fois le budget de la région Basse-Normandie. Une somme qui aurait pu servir directement aux collectivités locales pour les accompagner dans leur transition énergétique. Où est l’intérêt national quand ces mêmes entreprises pratiquent le travail dissimulé et transgressent allègrement le code du travail ? Où est l’intérêt national lorsque de graves malfaçons concernant la sûreté nucléaire nous sont cachées pendant 5 ans ?

Oui, notre devoir est de dénoncer les colossaux dysfonctionnements des entreprises nationales lorsqu’il y en a et de tout faire pour que notre pays évolue. À la veille de l’ouverture de la COP21, il est plus que temps d’être courageux.

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3138908_55f9b76f9afa0.questions-au-gouvernement—mercredi-16-septembre-2015-16-septembre-2015