Isabelle Attard

Députée du Calvados

Liberté

pour la définition positive du Domaine public : ma défense de l’amendement 351

/ / / / / / / / / / / / - Publié le 1 octobre 2015 - 4 minutes de lecture

Mercredi 30 septembre 2015, lors de la poursuite de l’examen du projet de loi relatif à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, j’ai défendu l’amendement par lequel nous pouvions, enfin, inscrire une définition positive du Domaine public dans la Loi. L’argumentaire se trouve ci-dessous. Cet amendement a reçu le soutien de députés de tous bords, soucieux de la protection des créateurs libres d’aujourd’hui et de demain. L’amendement a été rejeté et c’est tout simplement triste. (suite…)

loi « Liberté de création, architecture et patrimoine » : discours de discussion générale

/ / / / / / / / / - Publié le 29 septembre 2015 - 10 minutes de lecture


Loi Création : discours d’Isabelle Attard

Madame la présidente, Madame la ministre, Monsieur le président-rapporteur, chers collègues,

Il y a 10 jours dans la chapelle de Saint-Vigor-le-Grand, alors que s’élevaient les premières notes du célèbre quatuor à cordes en fa majeur de Maurice Ravel, interprété par 4 virtuoses de l’orchestre régional de Normandie dirigé par Jean Deroyer, je m’interrogeais. Je me demandais ce qu’aurait bien pu faire Maurice Ravel si Claude Debussy lui avait dit en 1903 : « Tu n’as pas le droit de faire jouer ton quatuor car, pour composer le tien, tu t’es inspiré de ce que j’ai écrit il y a 10 ans. »

Aujourd’hui nous sommes ravis que Debussy ait inspiré Ravel, sans bataille juridique, dans un naturel « partage de la création », en toute « liberté de création ». Claude Debussy ne s’est pas senti spolié mais honoré, allant même jusqu’à complimenter Maurice Ravel au sujet de son œuvre « Au nom des dieux de la musique ne touchez pas une note de votre quatuor” lui écrit-il en 1905.

La création n’a pas toujours pour principe un but commercial et tant mieux ; et pourtant, parfois, elle peut vite devenir créatrice de revenus. Prenons un exemple local : des Bayeusains anonymes, adeptes du street art et visiblement fans de Banksy, décorent magnifiquement certains murs de la ville depuis plusieurs mois. Ces tags, pleins d’humour et de poésie, plaisent aux habitants qui les partagent à la vitesse de l’éclair sur Instagram ou entreprennent de protéger les graphs des dégradations volontaires. Quelques semaines plus tard, un club de photographes amateurs décide de faire une exposition intitulée « Dans la rue » et met en avant sur une de leurs photos artistiques justement un de ces tags représentant Peter Pan et Wendy, en vol. Si un catalogue en découle, il rapportera de l’argent au club de photographes et à l’Etat par le biais de la TVA. Les artistes inconnus n’ont pas cherché à gagner de l’argent, ils ont fait de l’art dont d’autres profiteront. Ils ont utilisé des œuvres du domaine public ou pas. D’autres artistes amateurs ont poursuivi et mis en avant leurs œuvres, et d’autres feront de même. Tel est ma définition du partage de la culture et de la liberté de création.

Et puisque nous parlons du domaine public, Peter Pan est-il dans le domaine public ? Ces artistes discrets sont-ils dans la double illégalité d’une part en pratiquant l’art de rue interdit et d’autre part en adaptant une œuvre encore protégée par le droit d’auteur ? C’est extrêmement complexe et nous pourrions simplifier la législation cette semaine. Le roman de James Matthew Barrie est dans le domaine public mais pas le dessin animé de Walt Disney… pas simple, n’est ce pas ?

C’est pour répondre à ces questions et à bien d’autres que j’étais ravie d’étudier ici un grand projet de loi sur la culture.
(suite…)

70e anniversaire du Débarquement : Isabelle Attard invite le Conseil de Bayeux – Paraiba à célébrer la Liberté retrouvée

/ / / / / / / / / / / - Publié le 10 mars 2014 - 1 minute de lecture

En 1944, le Brésil a participé au Débarquement allié en joignant ses soldats aux effectifs américains. En 1944, une ville du l’Etat de Paraiba au Brésil a rendu hommage à notre ville de Bayeux et à la Liberté retrouvée en choisissant de changer son nom pour celui de Bayeux.

Dès mon élection en tant que parlementaire, j’ai entamé des démarches de rapprochement avec la ville de Bayeux – Paraiba. A cette fin, je me suis rendue en mai 2013 à Bayeux. Comme dans les différents courriers adressés antérieurement au maire de Bayeux, les Brésiliens ont marqué et redit avec force leur attachement à Bayeux – Normandie, qu’ils n’ont pourtant jamais visitée à ce jour.

En 2014, nous saluons l’inoubliable effort humain des Alliés et Libérateurs de l’Europe. En 2014, nous célébrons l’entente entre les peuples et nous rappelons combien la Liberté nous est chère.

Pour ces raisons, j’ai invité une délégation de Bayeux – Paraiba à participer aux commémorations du 70e anniversaire du Débarquement et de la Libération de Bayeux – Normandie. Le Conseil de Bayeux – Paraiba sera présent du 5 au 8 juin 2014.

Au regard de l’honneur qui a été fait à Bayeux en 1944 par le Brésil, il paraît incontournable que la ville réserve un accueil particulier à la délégation brésilienne. J’ai demandé à la municipalité d’organiser une réception officielle des élus de Bayeux – Paraiba à l’Hôtel de Ville. Ce sera pour chacun l’occasion de célébrer la Liberté et de souligner l’attachement et la gratitude qui lient nos deux cités. La commémoration de la Libération de Bayeux me semble tout indiquée pour cet événement.

Commémorations du Débarquement en Normandie : déclaration d’Isabelle ATTARD à Anguerny – Colomby

/ / / / / / - Publié le 8 juin 2013 - 1 minute de lecture

Le 6 juin 1944, les Alliés débarquaient en Normandie et entamaient la longue lutte de libération de l’Europe. Parmi les nations venues au secours du vieux continent, nous nous faisons un devoir de remercier nos amis canadiens. C’est pour moi un honneur de saluer nos « cousins » d’outre-Atlantique. Nos communes normandes savent bien le sacrifice consenti par ces hommes, leur famille et leur Nation. Elles portent leur mémoire, celle de leur engagement inconditionnel sur une terre trop loin de leur foyer.

Ici, à Anguerny et Colomby, nous saluons la mémoire de ce dévouement personnel et collectif ; nous remercions encore et toujours les Canadiens qui ont offert leur jeunesse à un idéal : la défense et la propagation de la Liberté. Ces Canadiens ont agi en héros. Ils sont devenus nos héros, ils sont devenus la première pierre du long chemin vers la paix en Europe.

Nous honorons leur mémoire, transmettant leurs valeurs de solidarité entre les peuples et d’universalité de la Liberté. Si nous nous sommes habitués à la paix, elle reste une chance que nous devons préserver et entretenir. Nous souvenir d’eux aujourd’hui, c’est raviver le souffle de la paix.

Commémorations du 8 mai 1945 : déclaration d’Isabelle ATTARD

/ / / / / - Publié le 8 mai 2013 - 1 minute de lecture

Le 8 mai 1945, les Alliés mettaient fin à la Seconde Guerre mondiale. Les 68 années qui nous séparent de cette date représentent la plus longue période de paix de notre histoire sur le territoire national. Cette paix a permis la construction de l’Europe qui en est, elle-même, devenue la garante.

Nous nous sommes habitués à la paix. Elle est pourtant, aujourd’hui comme alors, une chance que nous devons préserver et entretenir. N’oublions pas la volonté qui animait alors Robert Schumann, Jean Monnet et Konrad Adenauer : l’esprit de paix et de fraternité entre les peuples européens, égaux dans l’union et dans le rejet du fascisme. Le 8 mai est pour nous l’occasion de nous rappeler nos valeurs, d’ancrer notre volonté de vivre ensemble dans notre histoire.
L’année qui s’annonce sera celle de la célébration du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Ces festivités se prolongeront jusqu’en 2015. Nous aurons alors l’occasion de commémorer la fin du nazisme et la libération des survivants des camps et de nous rappeler, plus fort encore, le sens du mot Fraternité. Ces anniversaires doivent aiguiser chaque jour notre vigilance face aux tentations d’exclusion, de stigmatisation pouvant mener à de nouveaux génocides. Dans ce sens, la transmission de notre histoire, de nos valeurs aux jeunes générations reste fondamentale. Cette transmission passe également par l’inscription sur les murs de nos écoles des mots « Liberté, Egalité, Fraternité » telle que le rappelle la loi de refondation de l’école de la République, votée cette année. Que notre devise guide nos vies et nos choix.