Isabelle Attard

Députée du Calvados

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Question orale d’Isabelle ATTARD à Mme la Ministre Ségolène ROYAL : “EPR de Flamanville : où est l’intérêt national ?”

/ / / / - Publié le 18 septembre 2015 - 1 minute de lecture

Mercredi 16 septembre 2015, à l’occasion de la reprise des questions au gouvernement, j’ai interrogé Mme la ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie : à partir de combien de milliards d’euros supplémentaires le gouvernement se décidera-t-il à arrêter le chantier de l’EPR de Flamanville ?”

La ministre ne s’est pas contentée de ne pas répondre à ma question. Elle a terminé son intervention ainsi :

Il n’est pas utile de jeter le discrédit sur des entreprises françaises, mais il faut trouver des solutions qui correspondent à l’intérêt national”.

Où est l’intérêt national lorsque de grandes entreprises françaises ont 7 ans de retard et 7,5 milliards d’euros de dépassement de budget ? A titre de comparaison cela représente 10 fois le budget de la région Basse-Normandie. Une somme qui aurait pu servir directement aux collectivités locales pour les accompagner dans leur transition énergétique. Où est l’intérêt national quand ces mêmes entreprises pratiquent le travail dissimulé et transgressent allègrement le code du travail ? Où est l’intérêt national lorsque de graves malfaçons concernant la sûreté nucléaire nous sont cachées pendant 5 ans ?

Oui, notre devoir est de dénoncer les colossaux dysfonctionnements des entreprises nationales lorsqu’il y en a et de tout faire pour que notre pays évolue. À la veille de l’ouverture de la COP21, il est plus que temps d’être courageux.

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.3138908_55f9b76f9afa0.questions-au-gouvernement—mercredi-16-septembre-2015-16-septembre-2015

AFP – Les députés écologistes veulent une commission d’enquête sur la filière EPR

/ / - Publié le 18 juillet 2013 - 0 minutes Less than a minute de lecture

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PARIS (France), 16 juil 2013 (AFP) – Les députés écologistes ont déposé mardi une proposition réclamant une commission d’enquête sur la filière EPR pour étudier « les errements de la troisième génération de réacteurs nucléaires » et le coût qui sera « in fine supporté par les consommateurs et contribuables ».

« Toutes les approximations dans la gestion financière et technique d’un projet comme celui de Flamanville et, au-delà de toute une filière, justifient largement que les députés se penchent, par le biais d’une commission d’enquête ad hoc, sur les errements de la troisième génération de réacteurs nucléaires », font-ils valoir dans un communiqué.

Aux yeux de Denis Baupin, député écologiste de Paris et l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale, « rien n’est réglé concernant la filière EPR, ni les retards accumulés, ni l’explosion du budget, ni les multiples malfaçons, ni les échecs multiples à l’international, ni l’absence de visa concernant la sûreté de l’installation, ni le coût exorbitant du kWh produit ».

Quant à la députée du Calvados Isabelle Attard, citée dans le communiqué, elle estime que « l’ampleur » de la pose du dôme sur l’EPR de Flamanville (Manche) « souligne l’extravagance de ce chantier et la folie des grandeurs qui a saisi EDF ».

Rappelant que l’Etat détient près de 85% d’EDF et près de 80% d’Areva, les députés écologistes considèrent que « l’Etat est donc non seulement fondé à contrôler l’activité de ces entreprises, ainsi que les engagements hasardeux et coûteux pris à l’étranger, mais aussi à les orienter dans le cadre de sa participation au capital. Car la question qui se pose est le coût qui sera in fine supporté par les consommateurs et les contribuables français ».

La partie BTP de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville est quasi terminée avec la pose du dôme en acier mardi sur le bâtiment réacteur par l’une des plus grandes grues du monde, mais les procédures judiciaires se multiplient autour du chantier qui a connu trois accidents du travail mortels et plusieurs couacs techniques.

Le réacteur ne sera pas mis en service avant fin 2016, avec quatre ans de retard sur le calendrier initial.

Question au gouvernement : EPR, il est temps d’ouvrir les yeux sur les vrais chiffres du coût de l’énergie

/ / / / / - Publié le 4 décembre 2012 - 2 minutes de lecture


2012-12-04 question au gouvernement – surcoût… par isabelleattard2012

Ma question s’adresse à M. le Premier Ministre.

J’habite à 100 kilomètres des réacteurs nucléaires de Flamanville. C’est donc la députée, la citoyenne et la cliente d’EDF qui s’interrogent aujourd’hui.

La Cour des comptes m’avait averti en janvier dernier, comme des millions de français, que le coût au Megawatt-heure de l’EPR serait d’au moins 70 euros.

Nous avons appris, hier, l’annonce par EDF d’une nouvelle augmentation du coût de l’EPR de Flamanville. Revenons rapidement sur l’évolution du coût de ce projet. Initialement estimé à 3,4 milliards d’euros, il est passé à 4 milliards en 2008, à 5 en 2010, à 6 en 2011, et enfin aujourd’hui à 8,5 milliards d’euros.

Qui peut croire que ce coût n’augmentera pas à nouveau de plusieurs milliards avant l’éventuelle mise en production en 2016 ? Si tant est que l’échéance ne soit pas une fois de plus reportée.

Ce projet industriel, lancé à l’aveugle, est déjà un échec.

La question de la rentabilité de ce projet n’est plus posée, elle est réglée : comme l’a démontré la commission d’enquête sénatoriale sur le coût réel de l’électricité, jamais le prix de revient du megawatt-heure d’origine EPR ne sera compétitif. Il dépasse d’ors et déjà celui du megawatt-heure d’origine éolienne. Le coût du traitement des déchets et du démantèlement des centrales a été trop longtemps ignoré, occulté, masqué dans les calculs de rentabilité.

De plus, la filière éolienne génère, à production égale, au moins deux fois plus d’emplois que la filière nucléaire.

Le choix du développement nucléaire a depuis toujours été partisan plus que financier. Il est largement temps d’ouvrir les yeux sur les vrais chiffres du coût de l’énergie en France.

Monsieur le Premier Ministre, pouvez-nous dire quand aura lieu la réorientation de l’argent public vers des sources d’énergie renouvelables propres, qui nous offriront enfin notre indépendance énergétique ?

Je vous remercie.