Isabelle Attard

Députée du Calvados

EELV

Le paysage politique s’assainit

/ / / / / / / / / / - Publié le 28 août 2015 - 1 minute de lecture

Au revoir, au revoir, présidents !

Aujourd’hui, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, les deux principaux leaders d’un courant d’EELV favorable au MEDEF, opposés à la protection sociale, favorables à la surveillance généralisée des citoyens, et écologistes par opportunisme, ont quitté leur parti. Je serais satisfaite de ne plus être représentée, en tant que députée du groupe écologiste, par un co-président obsédé par son entrée au gouvernement.

Les Français vont y voir plus clair.

Oui, la grande majorité des militants d’EELV est de gauche. Et pas gauchiste. Juste humaniste, écologiste, solidaire, comme les membres de la grande famille de la gauche. Celle qui a porté François Hollande au pouvoir. Celle qui a été trahie.

Cette grande famille, par le passé, a obtenu par ses efforts une vie meilleure pour le plus grand nombre : les congés payés, la sécurité sociale, la retraite. C’est l’héritage que nous avons reçu du Conseil National de la Résistance, et que le gouvernement socialiste a préféré casser qu’embellir, comme ses prédécesseurs.

La lutte contre le réchauffement climatique, pour que notre planète reste vivable, ne se fera qu’en proposant un autre modèle économique que celui du capitalisme mondial.

Les idées que je défends n’ont jamais changé : partage, démocratie et protection de l’environnement. Je reste la députée du rassemblement de la gauche écologiste, citoyenne et solidaire.

Retraites : la position d’EELV

/ / / / / / / - Publié le 4 octobre 2013 - 6 minutes de lecture

Lors du congrès fédéral d’EELV des 14 et 15 septembre 2013, une position précise a été adoptée sur les retraites. Vous la trouverez ci-dessous. Cette position servira de base à mon travail parlementaire lors des débats qui commenceront dès lundi prochain à l’Assemblée nationale.

Vous pouvez cliquer sur ce lien pour consulter l’intégralité de notre position : Retraites_CF_EELV_20130914

Voici l’introduction et la conclusion :

Retraites : repenser le pacte de solidarité inter-générationnel

Depuis une vingtaine d’années, notre système de retraite a connu de nombreuses réformes, avec pour objectif affiché la « survie » du système de retraite par répartition. L’argument démographique, a priori simple, a toujours été avancé : la diminution de la natalité post trente glorieuses déséquilibre le rapport entre actifs et pensionnés (déséquilibre qui va en s’aggravant jusqu’en 2030 environ) tandis que, dans le même temps, l’espérance de vie a considérablement augmenté depuis les années 50. De ces réformes, on peut retenir deux points essentiels :

  1. Elles ont été réalisées dans une optique purement comptable avec pour seule optique la diminution des décaissements en direction des retraités soit en augmentant les encaissements portant sur les actifs : ce qui s’est traduit par la diminution des droits dont pourront bénéficier les futurs retraités et un accroissement des inégalités ;
  2. Elles n’ont pas réussi à stabiliser un modèle durable pour notre système de retraite, obligeant la multiplication des réformes depuis 10 ans ;

Europe Écologie les Verts reconnaît la nécessité d’assurer une réforme structurelle de notre système des retraites, même s’il nous semble aujourd’hui dommageable que cette réforme ne soit pas intégrée dans une réflexion plus générale sur la protection sociale et notamment que ce sujet soit traité de manière déconnectée de la question du financement du chômage et de la dépendance, à ce jour bien plus problématique.

Notre réflexion s’inscrit dans la perspective d’une croissance économique nulle ou négative et dans le refus des inégalités profondes liées au système actuel. Pour nous, cette réforme doit donc répondre à des objectifs essentiels :

  • assurer une plus grande justice au sein de notre système de retraites ;
  • garantir la pérennité du financement des retraites sans tabler sur des hypothèses de croissance irréalistes ;
  • articuler le système des retraites avec les questions du travail, de sa qualité et de sa durée ;
  • intégrer le revenu universel d’existence dans notre réflexion sur les retraites.

Les évolutions démographiques ne mettent pas en danger notre modèle de retraite.

La population française connaît une transformation importante de sa pyramide des âges. Selon l’Insee, au premier janvier 2050, un habitant sur trois sera âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2005. Dès 2014, la proportion de personnes de moins de 20 ans sera inférieure à celle des 60 ans ou plus.
En raison de cet état de fait, il semble logique pour de nombreux décideurs de considérer que puisque le nombre de personnes pouvant bénéficier d’une retraite augmente et que l’espérance de vie s’allonge, l’équilibre de notre système est en danger. Cette espérance de vie gagnée devrait donc être consacrée en grande partie au travail.

Pour nous, écologistes, ces conclusions sont critiquables et injustes :
– Sur un plan philosophique et politique tout d’abord. En tant qu’écologistes nous ne pouvons accepter ce fatalisme qui consiste à dire qu’une part importante du temps de vie gagné doit nécessairement être passée au travail, comme l’indique la loi de 2003. Au contraire, nous écologistes, nous interrogeons justement le travail, sa durée et son partage. Il est vrai qu’entre 1994 et 2009 les françaises et les français ont gagné près d’un trimestre d’espérance de vie par an. Mais par ailleurs, l’espérance de vie sans incapacité se dégrade ou a cessé d’augmenter (63,6 pour les femmes et 62,7 pour les hommes en 2011 contre respectivement 64,4 et 62,8 ans en 2006) du fait notamment de la détérioration des conditions de travail et des modes de vie. Par ailleurs, pour les écologistes, ce nouveau temps de vie qu’est la retraite doit nous amener à repenser le partage du travail et l’articulation entre nos différents temps de vie : étude, travail, formation tout au long de la vie, retraite, éducation des enfants…

– En outre, l’analyse du déficit comptable du système est à relativiser. Si le nombre de pensionnés augmente, il est faux de dire que cela déséquilibre le système sur le long terme. Les personnes nées pendant le baby boom partant en retraite entre 2000 et 2035, le ratio de dépendance démographique, qui représente le nombre de personnes en âge d’être à la retraite par rapport au nombre de personnes en âge de travailler, va fortement se dégrader durant cette période.
Cependant, l’argument démographique est toujours relatif. Le déficit démographique de l’après 1945 a été compensé par l’immigration. Le taux de fécondité est en hausse en France et proche du seuil de renouvellement, rendant moins problématique l’enjeu démographique, contrairement à la situation constatée il y a une vingtaine d’années. Ainsi, si on s’en réfère aux projections, passé 2030, le déséquilibre démographique devrait peu à peu s’amoindrir. Mais surtout, la retraite est toujours le transfert d’une partie de la richesse produite par des actifs à une année n vers des inactifs à la retraite, que cela soit à travers un système par répartition (prélèvement direct par cotisations sociales sur les revenus du travail) ou par capitalisation (prélèvement indirect sur le travail à travers des revenus du capital). Tout autant que sur le ratio actifs/pensionnés, ce qui importe, c’est le montant collecté sur la richesse produite par rapport aux pensions versées.
Depuis 1945, les gains de productivité ont permis ainsi de compenser en très grande partie la dégradation de dépendance démographique.

[…]

En conséquence, le Conseil Fédéral d’Europe Ecologie Les Verts réuni les 14 et 15 septembre 2013, considère qu’une réforme des retraites juste et ambitieuse doit comporter les éléments suivants :

  • Le retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour toutes les générations.
  • Le retour a l’indexation des pensions sur les salaires moyens et non sur l’inflation.

Le conseil fédéral rappelle que les écologistes sont opposés à :

  • L’augmentation de la durée de cotisation
  • Un financement de la réforme portant principalement sur les salariés
  • La modification du calcul du salaire moyen sur les six derniers mois dans la fonction publique

Débat avec le créateur de la série Borgen sur la politique, le pouvoir et les femmes

/ / / / / - Publié le 26 septembre 2013 - 1 minute de lecture

Isabelle Attard débat avec le créateur de la série Borgen
sur la politique, le pouvoir et les femmes

L’ultime et troisième saison de BORGEN arrive en France dès le mois d’octobre. Cette série danoise diffusée dans plus de 60 pays séduit plusieurs millions de téléspectateurs en montrant de manière palpitante, la mécanique du pouvoir politique et les méandres de l’engagement. Son succès témoigne de l’intérêt vivace du public pour la chose politique.

Pour marquer l’événement et prolonger le débat au-delà de la fiction, trois tables rondes sont organisées à Paris. Députée du Calvados et vice-présidente du groupe d’amitié France-Danemark, Isabelle Attard sera la seule élue nationale à y participer.

Aux côtés d’Adam Price, créateur et auteur de Borgen, elle interviendra sur le thème « La politique, le pouvoir et les femmes », lundi 30 septembre à 19h30 à la Maison du Danemark, 142 avenue des Champs-Elysées à Paris (08).

1ère année de mandat : le bilan

/ / - Publié le 26 septembre 2013 - 0 minutes Less than a minute de lecture

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Je vous invite à consulter le bilan de ma première année de mandat à l’adresse suivante :

isabelleattard.fr

Vidéos, liens, articles,… pour cette première année, j’ai fait le choix de la pédagogie et du multimédia. Quoi de mieux qu’un site internet pour dresser le portrait de cette première année.

Bonne visite !

Isabelle ATTARD

Les parlementaires EELV pour la suppression de la qualif, mais avec une refonte des recrutements

/ / / / / / / / / / / / - Publié le 24 juin 2013 - 9 minutes de lecture

1- UN POINT DE MÉTHODES LÉGISLATIVES

Le projet de loi ESR tel que sorti des débats à l’Assemblée a conduit un vote « contre » de la part des députés EE-LV. Les sénateurs ont ensuite poursuivi le travail amorcé. Grâce à ce travail de concertation entre les deux chambres ainsi qu’avec de nombreux acteurs de la communauté scientifique, de nombreux points sur lesquels nous nous sommes battus ont avancé. Nous pouvons citer par exemple :

  • l’université est inscrite comme étant au centre de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur ;
  • le transfert dans les missions d’enseignement supérieur des établissements a été nuancé ;
  • la parité a été introduite dans de nombreuses instances ;
  • le droit de veto a été transféré du président d’université au CA en formation restreinte ;
  • la barrière pour être élu au CA est passé de 10 % des inscrits à 10 % des exprimés ;
  • le statut confédéral a été ajouté aux possibilités de regroupement ;
  • les futures communautés d’universités auront au moins 50 % d’élus au suffrage direct.

Suite à cet important travail, les sénateurs ont donc choisi de voter pour ce nouveau texte, non par satisfaction face à l’ensemble du texte, mais afin de donner une chance à ces acquis d’être validés en Commission mixte paritaire mercredi 26 juin.

Il reste bien sûr encore beaucoup d’éléments critiquables dans ce projet de loi, notamment concernant l’évaluation et le futur HCERES, mais, ne disposant pas de la force politique nécessaire pour exiger du ministère qu’il revoie sa copie totalement, nous avons fait le choix de peser de tout notre poids politique pour qu’il soit amélioré autant que faire se peut.

2 – NOTRE POINT DE VUE SUR LES PROCÉDURES DE RECRUTEMENT

Le mode de recrutement des enseignants-chercheurs est perfectible, voire franchement insatisfaisant, aux yeux de la quasi-totalité de la communauté universitaire. Après avoir fait passer de très nombreuses auditions et lu de multiples témoignages complémentaires, les écologistes ont proposé un ensemble de mesures visant à améliorer la sélection, la formation et la carrière des enseignants-chercheurs. Il s’agissait par exemple de réformer en profondeur les comités de sélection pour y réintroduire une part de membres pérennes qui complète les membres extérieurs ainsi que pour demander la présence d’un doctorant (sans droit de vote), ce qui permettrait d’en augmenter la transparence. Nous nous sommes aussi battus pour la création d’un véritable statut du doctorant afin de valoriser le doctorat et éviter le monumental gâchis des abandons en cours de thèse. Dans le cadre d’une réforme ambitieuse comme celle que nous portions, la suppression de la qualification trouvait sa place : j’ai donc décidé, en tant que cheffe de file du groupe écologiste à l’assemblée, de la proposer, eut égard également au fait qu’elle constituait la proposition 126 du rapport de Vincent Berger qui concluait les Assises de l’ESR. A chaque audition, j’ai mentionné que le groupe écologiste allait déposer un amendement demandant la suppression de cette procédure : les réactions furent parfois critiques, mais aussi parfois admiratives, et le plus souvent inexistantes.

Il est toutefois clair que la suppression de la qualification, seule, sans les autres réformes l’accompagnant, perd son sens. C’est bien d’un autre modèle de sélection, pouvant d’ailleurs s’inspirer du fonctionnement des universités à l’étranger, dont notre pays a besoin, et sur lequel je souhaite continuer à travailler dans les prochains mois.

3 – POURQUOI LA QUALIFICATION MÉRITE D’ÊTRE MISE EN DÉBAT

Affirmons tout d’abord notre attachement au CNU, comme à toutes les instances démocratiques du monde universitaire, qui mènent avec abnégation un travail souvent ingrat. Le CNU est, et doit rester, l’instance légitime de gestion des carrières des enseignants-chercheurs. Notre questionnement porte donc, non sur le CNU en tant que tel, mais sur la procédure actuelle de qualification ; et affirmons avant toute chose notre conviction que la très grande majorité des personnes impliquées remplissent leur mission avec sincérité et efficacité.

Ceci posé, un certain nombre de constat peuvent être faits. La qualification est chronophage (pour les postulants comme pour les enseignants-chercheurs en charge d’évaluer les dossiers) et coûteuse (une note transmise aux Assises l’évaluait d’ailleurs à 10 millions d’euros par an). Elle est souvent perçue comme opaque par celles et ceux qui en font l’objet. Les critères de sélection, très variables entre sections, ne sont pas toujours pleinement publics; de même, le taux de sélection varie de manière radicale (de moins de 50% d’admission à près de 98%). Cette procédure n’est pas contradictoire (les postulants ne sont jamais reçus et ne peuvent donc pas se défendre face aux éventuelles critiques, contrairement aux jurys de thèses ou aux comités de recrutement), n’est motivée que sur demande explicite (et les comités prennent garde à ne fournir qu’un motif lapidaire), et n’est susceptible d’appel qu’au bout de deux refus.

Face à ces constats, on peut identifier 4 intérêts à la qualification:

  1. Le gain de temps pour les universités qui, sans qualification, seraient submergées de dossiers pour chaque poste. Cet argument ne résiste pas à l’analyse de Baptiste Coulmont sur « l’évaporation académique » qui montre que 43,5 % des qualifiés ne postulent jamais à un poste. Les postes sont tellement fléchés que beaucoup de docteurs (qualifiés ou non) ne perdent pas leur temps à y répondre s’ils ne correspondent pas exactement au profil.
  2. La qualification comme garant du statut national des EC. Le symbole est fort, mais d’un point de vue de droit, si un gouvernement décidait de faire des EC des employés en CDI des universités, la qualification pourrait parfaitement subsister en l’état. Et rappelons que c’est la sélection par les universités qui vaut concours d’entrée dans la fonction publique et non la procédure de qualification.
  3. Un filtre quant à la qualité des travaux. Le taux de non-qualification, qui n’a rien de marginal (30% en moyenne) et est loin d’être toujours justifié par l’absence d’expérience d’enseignement, pose en filigrane la question de la valeur à accorder au diplôme de docteur. Il est paradoxal d’affirmer (avec raison!) que les entreprises et les administrations peuvent recruter en toute confiance nos docteurs, et de prévoir dans le même temps une procédure visant à écarter par avance une importante fraction d’entre eux. Peut-être faut-il mettre la qualité des thèses en cause: mais c’est alors une question qu’il faudrait poser avec clarté, pour s’atteler sans attendre à chercher les voies d’une amélioration, notamment par la création d’un véritable statut du doctorant.
  4. Reste l’argument de l’indispensable lutte contre les dérives locales. Mais, sauf à passer à un système de véritable concours national, on ne peut réellement lutter contre le localisme qu’en revoyant les modes de recrutement dans les universités. Il s’agirait alors d’améliorer les comités de sélection, dont la réforme Pécresse a d’ailleurs exacerbé les défauts avec le système des comités ad-hoc. Il faut ainsi revoir en profondeur les procédures de recrutement, soit précisément ce que nous proposions dans des amendements liés qui, eux, n’ont malheureusement pas été adoptés.

4 – POSITIONNEMENT DES PARLEMENTAIRES EE-LV

Nous aurions pu proposer seulement des amendements consensuels sur ce projet de loi. Mais l’usage du travail parlementaire consiste à dépose certains amendements pour faire naître un débat. Ce fut le cas de celui sur la réforme du baccalauréat, c’était le cas de celui-ci.

Puisque cet amendement n’a pas été adopté avec tous ceux qui l’accompagnaient, la commission mixte paritaire fera en sorte qu’il soit retiré du texte final qui sera ensuite voté à l’Assemblée.

Avec les sénateurs EE-LV, j’assume pleinement d’avoir déposé des amendements cherchant à réformer en profondeur le fonctionnement de nos universités. Notre rôle d’écologistes est de faire évoluer notre société et d’oser le débat, plutôt que de nous réfugier derrière des amendements uniquement consensuels.

5 – AUTRES PRÉOCCUPATIONS DANS CE PROJET DE LOI

Et pour finir, je ne peux m’empêche de regretter que les réactions des enseignants-chercheurs se focalisent autant sur la défense de la qualification alors que les universités ont été fortement attaquées par ce projet de loi. D’autres points du texte et d’autres points de la réalité quotidienne mériteraient eux aussi des milliers de signatures de pétition.

Les établissements privés sont passé tout près de pouvoir délivrer des masters nationaux – et c’est notre combat sur les articles 38 et 42 qui l’a empêché. Le transfert technologique vers le monde socio-économique avait été ajouté aux missions de l’enseignement supérieur – et c’est nous, écologistes, qui l’avons fait retirer. Aujourd’hui, les universités recrutent de plus en plus de PRAG pour enseigner dans les facs, PRAG qui n’ont ni qualification, ni même doctorat; et il faut à ce sujet rappeler que les postes créés par le gouvernement sont essentiellement des postes de PRAG et non de maîtres de conférence… La précarité continue à frapper de manière insupportable les jeunes chercheurs qui, qualifiés ou non, passent des années à cumuler les vacations avant de pouvoir prétendre avoir un poste. Et les écologistes se sont trouvés bien seuls pour se battre avec les jeunes chercheurs pour la lutte contre les abus des établissements ou pour que l’ANR ne puisse financer des postes de contractuels que de manière exceptionnelle et expressément motivée, et plus seuls encore au moment d’éviter que les licences ne soient définitivement plus que les voies de garage des classes préparatoires.

L’université française doit être défendue dans son modèle scientifique, collégial et éducatif. Cela n’exclut pas de l’observer avec un œil critique. Il faut soutenir ce qui est bon, améliorer ce qui peut et doit l’être et dénoncer ce qui est critiquable. Le status quo n’est certainement pas le meilleur rempart face aux forces qui veulent remettre en cause l’Université.

Pour plus d’infos, je vous renvoie vers quatre articles très intéressants:
http://coulmont.com/blog/2013/03/01/evaporation/
http://laviedemix.over-blog.com/article-on-en-parle-ailleurs-115947703.html
http://rachelgliese.wordpress.com/2013/03/04/supprimer-la-qualification-du-cnu

COMMUNIQUE DE PRESSE – Transparence et action politique : Isabelle ATTARD tient ses promesses !

/ / / / / - Publié le 7 juin 2013 - 1 minute de lecture

COMMUNIQUE DE PRESSE
– vendredi 7 juin 2013 –

Transparence et action politique : Isabelle ATTARD tient ses promesses !

Respectant la procédure qu’elle avait présentée en mars dernier, Isabelle ATTARD, députée du Calvados, annonce le tirage au sort du jury chargé d’attribuer et répartir sa réserve parlementaire qui se déroulera le

jeudi 13 juin 2013 à 18 h, à la halle Saint-Patrice, 1 rue du marché à Bayeux

A l’issue de ce tirage au sort auquel tous les citoyens peuvent assister, Isabelle ATTARD vous invite à partager un moment convivial, qui permettra également à chacun de faire connaissance.

Isabelle ATTARD a reçu 60 candidatures réparties de façon relativement égalitaire entre les différentes catégories socioprofessionnelles suivantes : Agriculture et Pêche, Artistes et Intermittents du spectacle, Association, Éducation nationale (EN), Élus, Entreprise, Étudiants, Fonction publique (hors EN) et Profession libérale.

« Ces candidatures sont courageuses, car les jurés devront éplucher, étudier avec précision les dossiers de demande d’attribution de la réserve parlementaire, juger de leur recevabilité, puis délibérer. Ils ne gagneront rien pour eux-mêmes, à part la satisfaction de faire acte de citoyenneté et le plaisir de participer à la vie et l’action publiques. »

Pour en savoir plus.

Question au gouvernement : Précarité énergétique

/ / / / - Publié le 19 décembre 2012 - 2 minutes de lecture


2012-12-19 Question au gouvernement – Précarité… par isabelleattard2012

Monsieur le président, chers collègues, ma question s’adresse à Madame la ministre de l’égalité des territoires et du logement.

Un foyer français sur deux n’a pas les moyens de se chauffer correctement. Je ne vous raconterai pas l’histoire de la petite fille aux allumettes d’Andersen. Le sujet est trop grave pour s’en remettre aux contes de Noël.

Un foyer français sur deux mal chauffé. Cela signifie qu’il y a forcément  des gens concernés autour de vous. C’est votre voisin retraité, pourtant propriétaire de son pavillon, qui n’a que 16 degrés chez lui. C’est l’étudiant qui donne des cours du soir à vos enfants, dont la chambre de bonne a une fenêtre qui ferme mal. C’est la famille qui, face à deux années d’attente pour obtenir un logement social, se retrouve à louer un appartement, certes pas forcément insalubre, mais qui coûtera 3500€ par an de chauffage pour atteindre péniblement 17 degrés.

Il est impossible que je sois la seule, chers collègues, à recevoir dans ma permanence ces femmes et ces hommes démunis face à la précarité énergétique.

Nous avons déjà débattu, dans cet hémicycle, du principe de tarification progressive de l’énergie. Et le gouvernement a prévu d’étendre la protection contre les coupures d’électricité et de gaz aux bénéficiaires des tarifs sociaux.

Mais aujourd’hui, plus de cinquante pourcents des ayants-droits ne bénéficient pas des aides aux impayés de l’énergie, ni des tarifs sociaux.

Ce n’est donc pas en rendant le chauffage moins cher que nous réglerons le problème des passoires énergétiques.

Les français attendent de nous des mesures rapides pour améliorer leur pouvoir d’achat. Voici un levier efficace que le gouvernement peut actionner. La construction de logements énergétiquement sobres, par les secteurs privés et publics doit donc être une priorité absolue. Mais la construction ne peut pas tout, et la rénovation thermique doit aussi être réalisée à grande échelle.

Madame la ministre, la question posée hier par ma collègue et amie Véronique Massonneau portait sur le droit à mourir dans la dignité. Quelles seront vos actions pour qu’enfin tous nos concitoyens puissent vivre dans la dignité ?

Question au gouvernement : EPR, il est temps d’ouvrir les yeux sur les vrais chiffres du coût de l’énergie

/ / / / / - Publié le 4 décembre 2012 - 2 minutes de lecture


2012-12-04 question au gouvernement – surcoût… par isabelleattard2012

Ma question s’adresse à M. le Premier Ministre.

J’habite à 100 kilomètres des réacteurs nucléaires de Flamanville. C’est donc la députée, la citoyenne et la cliente d’EDF qui s’interrogent aujourd’hui.

La Cour des comptes m’avait averti en janvier dernier, comme des millions de français, que le coût au Megawatt-heure de l’EPR serait d’au moins 70 euros.

Nous avons appris, hier, l’annonce par EDF d’une nouvelle augmentation du coût de l’EPR de Flamanville. Revenons rapidement sur l’évolution du coût de ce projet. Initialement estimé à 3,4 milliards d’euros, il est passé à 4 milliards en 2008, à 5 en 2010, à 6 en 2011, et enfin aujourd’hui à 8,5 milliards d’euros.

Qui peut croire que ce coût n’augmentera pas à nouveau de plusieurs milliards avant l’éventuelle mise en production en 2016 ? Si tant est que l’échéance ne soit pas une fois de plus reportée.

Ce projet industriel, lancé à l’aveugle, est déjà un échec.

La question de la rentabilité de ce projet n’est plus posée, elle est réglée : comme l’a démontré la commission d’enquête sénatoriale sur le coût réel de l’électricité, jamais le prix de revient du megawatt-heure d’origine EPR ne sera compétitif. Il dépasse d’ors et déjà celui du megawatt-heure d’origine éolienne. Le coût du traitement des déchets et du démantèlement des centrales a été trop longtemps ignoré, occulté, masqué dans les calculs de rentabilité.

De plus, la filière éolienne génère, à production égale, au moins deux fois plus d’emplois que la filière nucléaire.

Le choix du développement nucléaire a depuis toujours été partisan plus que financier. Il est largement temps d’ouvrir les yeux sur les vrais chiffres du coût de l’énergie en France.

Monsieur le Premier Ministre, pouvez-nous dire quand aura lieu la réorientation de l’argent public vers des sources d’énergie renouvelables propres, qui nous offriront enfin notre indépendance énergétique ?

Je vous remercie.

Bisphénol A : amendement des Ecologistes pour le rétablissement de la date du 1er janvier 2014 pour l’interdiction à tous les contenants alimentaires

/ / / - Publié le 28 novembre 2012 - 1 minute de lecture
Ce mercredi 28 novembre 2012 à 14h15, place Édouard Herriot devant l’Assemblée nationale, des associations de santé environnementales remettront à Jean-Louis Roumégas, député du Groupe Écologiste, leur pétition en faveur du rétablissement de la date du 1er janvier 2014 pour l’interdiction du bisphénol A à tous les contenants alimentaires.
Cette pétition a recueilli 44 000 signatures en une semaine.
Cet après-midi, l’Assemblée nationale examinera la loi n°250 visant à la Suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A.
Un amendement porté par Jean-Louis Roumégas et les députés du Groupe Écologiste propose de rétablir la date du 1er janvier 2014 et à ne pas céder aux pressions des industriels.

COMMUNIQUE DE PRESSE : Groupe écologiste – Aéroport Notre Dame des Landes

/ / / / / / - Publié le 31 octobre 2012 - 0 minutes Less than a minute de lecture
Communiqué à la presse – Paris, le 30/10/2012
NDDL : HALTE AU FEU !

Les député-é-s écologistes condamnent le déploiement disproportionné de forces de l’ordre sur la zone de Notre Dame des Landes et les violences qu’il génère.

Cette escalade est dangereuse et inutile.Inutile, car aucune urgence ne justifie la destruction des bâtiments en cours et le « nettoyage » de la zone engagé par l’État pour le compte d’un concessionnaire privé.
Dangereuse, car elle mène à une confrontation directe entre une population excédée par le déploiement policier et des forces de l’ordre qui utilisent désormais des moyens de défense comme le flashball, dont chacun connaît les risques qu’ils comportent, tant pour les agents de l’État que pour les manifestants.
Les député-e-s écologistes appellent au retour à la raison, à la cessation immédiate des interventions policières et adressent une mise en garde solennelle sur les risques que comporte cette stratégie de la tension.
La question de l’opportunité du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes doit pouvoir être abordée dans la sérénité.
Alors que, pour d’évidentes raisons de choix budgétaires très contraints, le gouvernement vient de nommer une commission chargée de redéfinir les priorités du SNIT (schéma national des infrastructures de transport), personne ne comprendrait que le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes échappe à un ré-examen.
Des recours juridiques sont ou seront engagés, notamment si le Préfet prenait des arrêtés de travaux sans tenir compte des réserves émises par les commissaires enquêteurs (enquête « loi sur l’eau »). Ces réserves remettent en cause de fait  des pans entiers du projet tel qu’il a été conçu par Vinci.
Les député-e-s écologistes, qui réitèrent leur opposition à la construction de cet équipement anachronique et inutile, entendent que ces débats soient menés dans le calme, en dehors de toute pression et de toute violence.
Barbara POMPILI & François DE RUGY,
co-présidents du groupe écologiste