Isabelle Attard

Députée du Calvados

agriculture

Loi Agriculture des Républicains : Isabelle Attard contre le gouvernement

/ / / / / / / - Publié le 5 février 2016 - 0 minutes Less than a minute de lecture

L’Assemblée nationale devait examiner ce matin la proposition de loi du groupe Les Républicains “en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire”.

Le gouvernement et sa majorité ont déposé une motion de rejet pour empêcher le débat.

J’ai voté contre le gouvernement : en refusant de débattre de la proposition de loi des Républicains au sujet de la crise agricole, le gouvernement refuse de chercher une issue aux graves problèmes que rencontrent les agriculteurs.

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Pour autant, je ne partage pas l’avis des députés Les Républicains sur l’avenir des paysans.

Le 29 janvier, l’agricultrice Astrid Granger, de Vaubadon, déclarait à iTélé : “Il n’y a qu’une augmentation des prix qui peut nous sauver sur le long terme.Ce sont pourtant les Républicains qui, de 2002 à 2012, ont voté la dérégulation des prix agricoles, aux niveaux français et européen.

Comment les Républicains osent-ils prétendre résoudre aujourd’hui les problèmes qu’ils ont créés hier ?

Nous devons revoir totalement le modèle agricole extensif qui diminue les emplois locaux, qui utilise des pesticides qui mettent en danger la terre, ceux qui la cultivent et les consommateurs. Les paysans sont poussés dans les bras des banques vers toujours plus d’endettement.

La proposition de loi écologiste pour favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation votée le 13 janvier dernier, adoptée à l’unanimité, développera la consommation française de produits locaux, à travers le levier puissant de la restauration collective : 11 millions de repas par jour.

Dans les années à venir, grâce aux écologistes, des repas majoritairement élaborés aujourd’hui par des multinationales et à partir de denrées importées seront remplacés par des repas produits localement et qui feront vivre nos agriculteurs.

Isabelle ATTARD aussi veut du local et du bio à la cantine !

/ / / / / / / / / / / - Publié le 13 janvier 2016 - 2 minutes de lecture

Le jeudi 14 janvier 2016, c’est la « niche écologiste » !

Le groupe parlementaire propose 5 textes à l’Assemblée nationale. Tous les députés seront amenés à examiner et voter la proposition de loi n°3280 visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation, portée par Brigitte Allain, députée de Dordogne.

Cette proposition de loi s’inscrit dans le prolongement de la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt de 2014. Elle précise les objectifs chiffrés contraignants de 40 % d’alimentation durable et locale (dont 20 % de bio) dans la restauration collective publique.

Les enjeux environnementaux, économiques et sociaux sont considérables : ce secteur représente 3 milliards de repas par an, soit 7 milliards d’euros annuels.

Aujourd’hui, les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation sont responsables de près de 36 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Au lendemain de la COP 21, privilégier les circuits courts c’est enfin passer au concret : réduire le transport et donc les émissions inutiles.

Alors que le chômage ne cesse de progresser en France, privilégier la production locale c’est maintenir et créer des emplois en secteur rural.

Privilégier une alimentation durable dans la restauration collective, c’est permettre au plus grand nombre d’accéder à une alimentation saine et de qualité notamment pour les personnes les plus vulnérables que sont les enfants, les personnes âgées et les malades.

Ce jeudi 14 janvier 2016, Isabelle ATTARD portera avec ses collègues écologistes et bien d’autres, ce texte fondamentalement favorable à l’agriculture, à la santé et à l’environnement, qui inscrit l’alimentation bio dans nos assiette. Une loi incontournable, en somme.
L’association Agir pour l’environnement a créé une plateforme pour vous faciliter le contact avec votre député-e : http://cantinebio.agirpourlenvironnement.org/. Rejoignez les presque 70 000 citoyens qui ont agi !

Agriculture: Isabelle Attard interroge le ministre de l’agriculture sur l’avenir du modèle agricole

/ / / - Publié le 23 juillet 2015 - 2 minutes de lecture

Monsieur le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, le monde de l’agriculture est en crise. Le modèle actuel incite à produire toujours plus, donc à s’endetter lourdement. Ce modèle est le principal responsable des manifestations paysannes. C’est pour lutter contre la détresse et l’isolement que des associations comme Solidarité Paysans ou Filière paysanne se mobilisent, chaque jour, à leurs côtés.

Avec votre plan d’urgence, si nous désendettons aujourd’hui, sera-ce pour réendetter demain ? Les baisses de charge sont autant de baisses des retraites futures des agriculteurs. Utilisons plutôt cette période pour revoir en profondeur le modèle agricole de notre pays.

Il existe d’autres choix que la résignation face aux fluctuations des marchés internationaux, si volatiles. La stabilité doit venir des commandes publiques, vous l’avez rappelé ce matin. Aujourd’hui, 80 % de la viande consommée en restauration collective provient de l’importation, de même que 30 % du lait bio. Dans le Bessin, la filière du lait bio, bien organisée, permet aux éleveurs de ne pas subir la chute des prix et de vivre de leur travail.

Les sympathisants écologistes ne sont pas les seuls à vouloir manger sainement ; c’est le souhait de tous les Français. Certaines collectivités ont déjà choisi : ce sera du bio, et local, dans les restaurants scolaires. Ce fut le choix de Maurice Vincent, maire de Saint-Étienne, en 2009. Pari gagné : en 2014, la ville achetait 100 % d’aliments bios, principalement locaux. Elle a été suivie par le département de la Loire et par la région Rhône-Alpes, et ça marche !

Veut-on multiplier les fermes usines ou souhaite-t-on garder des paysans en France ? Dans ce dernier cas, quel modèle économique leur proposez-vous ? Je cite le rapport de notre collègue Brigitte Allain : « Si relocaliser notre alimentation est un véritable défi pour l’économie de notre pays, la création de richesses pécuniaires, culturelles, patrimoniales est aussi un levier considérable pour donner à l’agro-écologie le tremplin dont elle aura besoin pour devenir un modèle de base de production alimentaire. »

Monsieur le ministre, comment comptez-vous favoriser la mise en place de stratégies alimentaires locales et structurer les filières pour qu’enfin nos paysans vivent dignement ?

Loi d’avenir agricole et protection des terres face à l’urbanisation : les parlementaires de la majorité et de l’opposition se rassemblent avec la société civile et obtiennent une première avancée positive du Gouvernement

/ / / / / / - Publié le 22 juillet 2014 - 3 minutes de lecture

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le 22-07-2014

Association Française pour l’Étude du Sol,
Association des Régions de France,
Fédération Nationale d’Agriculture Biologique,
Filière Paysanne,
Jeunes Agriculteurs,
Terre de Liens,
Union Nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement.
Brigitte ALLAIN, Députée écologiste de Dordogne,
Isabelle ATTARD, Députée Nouvelle Donne du Calvados,
Yves DANIEL, Député PS de Loire-Atlantique,
Joël LABBÉ, Sénateur écologiste du Morbihan.

Le 16 juillet dernier, cinq organisations agricoles, environnementales, scientifiques et citoyennes  accompagnées de cinq parlementaires issus des partis EELV, Nouvelle Donne, PS et UMP ont été reçus à Matignon par les cabinets du Premier Ministre et du Ministre de l’Agriculture. Leur objectif commun : proposer des solutions concrètes face à l’artificialisation dramatique des terres agricoles (70 000 ha par an, soit un département français tous les 8 ans).
Le but de cette rencontre était de trouver les moyens de mieux préserver les terres cultivables dans le cadre de la loi d’avenir agricole en cours d’écriture. Des pistes solides ont été proposées par les partenaires présents afin d’expérimenter, en métropole, une  mesure  prometteuse  déjà  appliquée  en Outre-Mer  depuis 2012. Cette  mesure  consiste  à donner un rôle  décisionnel aux Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) pour mieux encadrer les politiques d’urbanisme des collectivités locales au travers d’une concertation plus efficace.
La première piste proposée consiste à expérimenter cette mesure à l’échelle de certains territoires pilotes de métropole. Cela permettrait d’étudier une possible transposition de ce dispositif sur le continent et de prévoir les adaptations correspondant à la réalité métropolitaine.
La seconde piste consiste à appliquer cette mesure sur les surfaces labellisées en « Agriculture Biologique », ce qui permettrait d’avancer vers l’objectif de doubler les surfaces en AB d’ici 2017 (seulement 3,8 % de la surface agricole nationale aujourd’hui) et d’augmenter la production  française  pour réduire  nos importations massives dans ce domaine. Cette piste a reçu un accueil favorable de la part de Matignon, mais le temps a manqué pour en étudier la faisabilité technique avant le passage en seconde lecture de la loi d’avenir devant le Sénat. Elle n’a donc pas pu recevoir le soutien du Gouvernement et n’a pu être adoptée à ce stade.
Ces deux propositions nécessitent donc d’être étudiées plus en profondeur avec les partenaires concernés. Cela pourrait notamment se faire en lien avec les collectivités locales souhaitant contribuer à cette logique d’expérimentation pilote au sein de leur territoire.
Par ailleurs, suite à cette rencontre, le Gouvernement a souhaité que les CDPENAF puissent continuer à intervenir sur tous les documents d’urbanisme qui le nécessiteraient, sans restriction, comme elles le font aujourd’hui. Le Gouvernement a donc déposé un amendement devant le Sénat qui ne l’a malheureusement pas adopté. C’est désormais à la Commission mixte paritaire qui se réunira sur ce texte le 23 juillet, de se prononcer sur ce point. Le soutien du Gouvernement à cette mesure sera bien sûr un élément important.
Au vu de ces éléments, les partenaires qui ont été reçus à Matignon considèrent cet échange comme un premier pas positif. Ils estiment que cela ouvre un espace de dialogue et de concertation utile avec le Gouvernement pour aller plus loin dans ce domaine essentiel.

Isabelle ATTARD invitée de l’émission « Sur la route » sur France Culture

/ / / / - Publié le 19 octobre 2013 - 0 minutes Less than a minute de lecture

logo france culture

Isabelle ATTARD était l’invitée de Julie GACON dans son émission « Sur la route » en direct sur France Culture, vendredi 18 octobre 2013.

Le sujet était « Sur la route… d’une ligne à très haute tension, en Basse-Normandie ». Elle a raconté sa vision de ce chantier et de ses conséquences pour les populations et les agriculteurs.

En savoir plus sur l’émission.

Réécouter l’émission.

Les député-e-s écologistes appellent le CSA à garantir le pluralisme dans l’expression des organisations professionnelles agricoles

/ / / / - Publié le 16 janvier 2013 - 1 minute de lecture

Droit d’expression exclusif pour la FNSEA en campagne  électorale :

LES DÉPUTÉ-E-S ÉCOLOGISTES APPELLENT LE CSA A GARANTIR LE PLURALISME DANS L’EXPRESSION DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES AGRICOLES

Alors que les organisations syndicales agricles sont en pleine campagne électorale afin de déterminer leurs représentativités respectives, la décision du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de donner une sur-visibilité médiatique à un seul syndicat agricole, aujourd’hui majoritaire, paraît incompatible avec le principe du pluralisme.

Sont visées : les trois émissions d’expression exclusive de la FNSEA, fixées sur France 2, France 3 et France 5, dans le courant du mois de janvier juste avant l’ouverture des votes par correspondance !

Les élections aux chambres d’agriculture ont lieu tous les 6 ans. Elles constituent une échéance importante permettant de donner les indicateurs d’orientation de la politique agricole nationale. Alors que des évolutions essentielles sont engagées pour assurer la transformation du modèle de production agricole, toutes les organisations professionnelles doivent bénéficier de droits d’expression au moins à la hauteur de leur représentativité.

La décision du CSA contrevient au principe de garantie du pluralisme qui est au cœur de la mission du Conseil.

Les députés écologistes demandent aux « sages » de l’audiovisuel de reconsidérer leur décision et, dans l’attente, de suspendre la diffusion du programme contesté durant la période de la campagne.