Isabelle Attard

Députée du Calvados

Cinquième jury citoyen : à qui le tour ?

Publié le 4 avril 2017 - 2 minutes de lecture

Cela ne vous aura pas échappé, les élections législatives auront lieu en juin prochain. Dans cette année charnière entre deux mandats, la députée de la 5e circonscription du Calvados tient à reconduire sa procédure d’attribution de la réserve parlementaire. Consciente des dérives clientélistes qui gangrènent encore notre démocratie et soucieuse de la transparence dans l’utilisation de l’argent public, Isabelle Attard confie l’étude des demandes et l’attribution des subventions à un jury citoyen tiré au sort.

Elle lance donc aujourd’hui un nouvel appel aux habitants du Bessin et de la Côte de Nacre désireux de vivre cette expérience démocratique. Les personnes souhaitant candidater pour le tirage au sort du jury citoyen peuvent le faire via un formulaire en ligne accessible sur la page dédiée du site internet isabelleattard.fr/blog/la-reserve-parlementaire/ ou via un formulaire papier disponible à la permanence parlementaire et qui peut être envoyé sur simple demande. La date de clôture des candidatures au jury citoyen est fixée au mercredi 31 mai 2017. Le tirage au sort des neufs jurés aura lieu vendredi 2 juin à 18h30 à l’Espace Saint-Patrice à Bayeux.

Isabelle Attard croit profondément en l’intérêt et à l’avenir de telles démarches incluant directement les citoyens dans la prise de décision politique. Elle souhaite donc la promouvoir activement, en parler, faire des émules. Cette organisation lui permet donc d’être prête, en cas de réélection, à mener cette expérience de démocratie participative dans de bonnes conditions. Si Isabelle Attard n’est pas reconduite pour un second et dernier mandat, elle s’engage à transmettre les demandes de subvention reçues au député ou à la députée qui lui succédera, dans un souci de transmission et de passage de relais.

Les associations et collectivités qui souhaitent faire une demande de subvention doivent remplir un dossier téléchargeable sur la page dédiée du site internet. Ce dossier peut être envoyé à toute personne qui en fera la demande. Attention, la date limite d’envoi des dossiers de demande de réserve parlementaire est fixée au jeudi 13 juillet 2017.

Pour Isabelle Attard, “ce qui était au départ une expérience démocratique locale est aujourd’hui reprise par d’autres députés, d’autres candidats, et apparaît comme une garantie nécessaire de la bonne utilisation de l’argent public”.

 


On parle du tirage au sort du jury citoyen d’Isabelle Attard dans :

Infos 50 : “Il n’est pas de grands hommes sans vertu ; sans respect des droits il n’y a pas de grand peuple”

Publié le 28 mars 2017 - 6 minutes de lecture

Il n’est pas de grands hommes sans vertu ; sans respect des droits il n’y a pas de grand peuple”.

Alexis de Tocqueville, de la démocratie en Amérique 1835.

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Isabelle Attard
Députée du Calvados
Lettre d’information n°50
Mardi 28 mars 2017
 

Juin 2012 – Février 2017
L’Assemblée nationale a fermé ses portes le mercredi 22 février, après les 5 années de la XIVe législature de la Ve République. C’était mon premier mandat de députée, et même mon premier mandat d’élue.

J’ai découvert le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Force est de constater qu’il n’est pas à la hauteur d’une démocratie moderne, malgré quelques améliorations apportées notamment par Claude Bartolone à son arrivée à la présidence :

  • Pas assez d’informatisation : nous n’avons aucun moyen de projeter un document lors d’une réunion, que ce soit en commission ou dans l’hémicycle. La prise de parole en réunion se fait en levant la main, alors que le Conseil Economique, Social et Environnemental est équipé d’un système informatique depuis longtemps déjà.
  • Trop de traditions : les discours interminables et qui n’intéressent pas grand monde, qui font que nous devons attendre tard dans la nuit pour débattre de sujets techniques et complexes.
  • Trop d’urgence : nous travaillons en subissant des délais fixés par le gouvernement, trop courts pour faire un travail de qualité. Cela amène à des erreurs, et surtout cela nous empêche de vérifier en profondeur les conséquences des lois votées.
La transparence a légèrement progressé, notamment au niveau de la réserve parlementaire. Mais cela a été fait grâce à la pression de la société civile.

Nos femmes et nos enfants d’abord
L’actualité nous rappelle à quel point des élus parmi les plus hauts de notre Nation ont perdu de vue l’intérêt général, et ont favorisé leurs proches en toute impunité. Je choisis de faire vœu d’optimisme : les scandales d’aujourd’hui montrent que la transparence fonctionne, et que les combines du passé ne seront plus acceptées demain.

Il reste cependant encore énormément à faire, et les députés n’ont pas pris conscience que certaines pratiques sont inacceptables. Un seul exemple : face aux abus récurrents de députés qui utilisent leur IRFM pour des dépenses personnelles, le Bureau de l’Assemblée nationale a mis en place… une auto-certification. Depuis 2014, je remplis tous les ans un formulaire pour certifier que j’ai bien utilisé mon IRFM. J’imagine que vous voyez comme moi l’absurdité de ce contrôle sans contrôleur !

Il y a eu de petites avancées, mais face à l’étendue de ce qu’il y a à améliorer, on paie aujourd’hui le prix de ne pas avoir osé réformer en profondeur ce sujet pendant longtemps.

Au revoir
Cette 50e lettre d’information sera ma dernière en tant que députée. La session parlementaire s’est achevée le 22 février. Il faudra attendre le mois de juin avant que l’Assemblée nationale ne rouvre ses portes, sauf convocation exceptionnelle demandée par le Président de la République.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur mes activités des mois à venir, je vous invite à consulter le site isabelleattard2017.fr.

Casier judiciaire vierge pour les élus : les sénateurs traînent les pieds
 
Au mois de février, je vous annonçais fièrement que l’Assemblée nationale avait voté l’obligation de présenter un casier judiciaire vierge d’un certain nombre d’infractions pour être candidat à une élection, depuis les municipales jusqu’à la présidentielle. J’espérais que ces dispositions s’appliqueraient dès les prochaines échéances électorales : la présidentielle et les législatives. Il n’en sera rien : les sénateurs ont courageusement décidé de ne pas fixer de date pour examiner cette proposition de loi. J’ai entendu parler du mois de juin. Donc trop tard.

Si cela vous déplaît, n’oubliez pas que les sénateurs sont des élus comme les autres. Vous pouvez les solliciter pour faire part de votre mécontentement.

Soutien aux travailleurs américains qui réclament l’application de leurs droits syndicaux à Canton Mississipi, face à l’alliance Renault-Nissan.
 
Le 4 mars dernier, les travailleurs américains de Renault-Nissan dans le Mississipi m’ont sollicitée pour rejoindre leur marche civique, aux côtés de Bernie Sanders et Danny Glovers. Il n’aurait pas été raisonnable de faire un aller-retour aux USA pour les soutenir, c’est pourquoi je tenais absolument à les soutenir par une vidéo, qui a été projetée lors de la marche. Vous pouvez la retrouver en ligne, avec toutes celles des parlementaires français qui ne tolèrent pas qu’une société, dont l’actionnaire principal est le gouvernement français, ne respecte pas les droits des travailleurs.

Hôpitaux à l’agonie : un crime prémédité

L’hôpital de Bayeux, comme beaucoup d’autres, serait en grandes difficultés financières. Ce n’est pas une fatalité, les causes sont politiques et pas économiques.

Revue de presse
 
 
  • Le journal La Tribune m’a sollicité pour un grand entretien : il est sur leur site.
 
  • L’enquête contre Denis Baupin a été classée sans suite du fait de la prescription, mais sans qu’il soit innocenté pour autant : de nombreuses personnalités ont manifesté leur solidarité en signalant leur souhait d’être mises en examen elles aussi.

arte explique les approximations de la défense de Denis Baupin.

Voilà, c’est fini pour cette newsletter de députée. En guise d’au revoir, une citation à méditer sur le sens de mon combat politique :

« Affirmer Moi, je ne fais pas de politique, c’est comme dire Moi, je ne respire pas« 

in La Politique expliquée aux enfants (et aux autres) – Denis Langlois

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Hôpitaux à l’agonie : un crime prémédité

/ - Publié le 24 mars 2017 - 0 minutes Less than a minute de lecture

Devant l’hôpital de Bayeux, lors de la mobilisation organisée par l’intersyndicale le 24 mars 2017

 

Les hôpitaux de proximité meurent à petit feu : déficits monstrueux impossibles à résorber, personnel en grande souffrance, malades traités à la chaîne et parfois maltraités. L’hôpital de Bayeux n’est pas épargné. En face, le gouvernement et les Agences Régionales de Santé brandissent le « trou de la Sécu » et ne proposent que rationalisations, optimisations, réductions d’effectifs et fermetures de lits, de services et d’hôpitaux.

L’une des plus grandes richesses de la France était son système de santé. Pouvoir se faire soigner près de chez soi, par des professionnels compétents, sans avoir à se poser la question du coût, est un luxe qui nous paraît banal. Mise en place à la sortie de la seconde guerre mondiale, la sécurité sociale fait aujourd’hui partie du paysage. Ce système basé sur la solidarité fut longtemps très efficace, peu coûteux et à l’équilibre budgétaire. Or il est en train de sombrer.

Comme vous, j’ai longtemps cru au « trou de la Sécu ». Mais ce mystérieux trou ne vient pas d’une frénésie de prescriptions de la part des médecins ou d’un abus de consultations de la part des patients. ll est artificiel et a un objectif clairement énoncé par l’ancien vice-président du Medef Denis Kessler : “Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance !”.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Les gouvernements successifs “bien conseillés” par les disciples de Kessler organisent la casse programmée de la sécurité sociale : gel du taux de cotisation patronale et des cotisations salariales des années 70, mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004, exonérations de cotisations sociales, etc.

Ces décisions politiques au service de l’idéologie capitaliste ont pour objectif de confier notre santé aux entreprises privées. Pourquoi croyez-vous que la société de conseil de François Fillon a perçu environ 200 000 euros sur deux ans de la part de l’assureur Axa ? Le budget de la sécurité sociale, c’est 800 milliards d’euros, c’est-à-dire deux fois le budget de la France. Les assurances privées et les multinationales de la santé lorgnent sur ce trésor des français qui passe sous le nez des actionnaires.

Le champ lexical utilisé en dit long sur l’objectif de privatiser doucement mais sûrement le secteur de la santé : les cotisations sont appelées  « charges », le système de santé est accusé de « coûter », sans oublier l’affreux et inquiétant « trou de la Sécu » qui ne cesse de se creuser.

La vision comptable et la gestion productiviste ont donc pris le pas sur la mission de “service public”. Pourtant, soigner les gens en respectant le serment d’Hippocrate ne peut pas être directement rentable : la santé n’est pas une marchandise. Le paiement à l’acte, avec des actes de moins en moins rémunérés, aboutit à la nécessité de “faire du volume”. Le personnel, souvent en sous-effectif, se retrouve à devoir être de plus en plus “productif”. Le nombre d’arrêts maladies, de burn-outs, de suicides au sein du personnel soignant explose. La menace de la suppression de lits aboutit à une gestion parfois absurde des malades. L’épée de Damoclès de la fermeture des services les moins rentables pousse à la fraude et à la surcote des actes. L’image négative qui en découle amène les patients à aller voir ailleurs, dans le privé.

Cette situation catastrophique n’est pas une fatalité. Il suffirait de faire d’autres choix politiques pour retrouver une situation saine et durable.
Mener une réforme institutionnelle pour revenir aux valeurs fondamentales originelles de 1945. Car la « crise » de notre sécurité sociale est aussi une crise démocratique.
Réorienter les budgets pour moins “réparer, guérir et assister”, et plus “prévenir, accompagner et former à la gestion du risque”.
Lutter contre la fraude aux cotisations patronales qui en 2012 aurait atteint 20 à 25 milliards d’euros alors que le déficit de la sécurité sociale était de 16 milliards.
Choisir une vision politique non marchande de la santé, résister aux puissants lobbies et refuser d’envisager l’option des assurances privées comme une solution acceptable à la crise actuelle.

La médecine fait chaque jour de fabuleux progrès. Mais à quoi nous servira le nouveau traitement révolutionnaire qui pourrait nous sauver la vie, si nous n’avons pas les moyens de nous le payer ? Prenons conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays qui a eu l’intelligence de se doter d’un système de santé de proximité, juste et solidaire. Comprenons qu’il ne fonctionnera que si nous maintenons un réseau dense de professionnels et d’établissements de santé. Alors battons-nous pour les conserver.

Isabelle ATTARD
Députée du Calvados

Infos 49 : “L’argent gagné malhonnêtement finit toujours par se venger.” (Roch Carrier)

/ / / / / - Publié le 9 février 2017 - 4 minutes de lecture

L’argent gagné malhonnêtement finit toujours par se venger.”
(Roch Carrier)

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Isabelle Attard
Députée du Calvados
Lettre d’information n°49
Jeudi 9 février 2017

La France a un problème de corruption. L’ONG Transparency International nous classe à la 23e position mondiale, et notre score a même diminué entre 2015 et 2016.

Je suis fière d’avoir œuvré dans le bon sens, en votant en 2014 la loi créant la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Cette loi a notamment obligé les parlementaires à publier un certain nombre d’informations sur leur parcours et leur activité. L’actualité récente nous a démontré que cette obligation de transparence avait mis fin à certaines pratiques malhonnêtes, et permettait aux citoyens de découvrir des comportements inacceptables de certains élus.

Il y a cependant encore beaucoup à faire : je suis scandalisée qu’aucune loi n’ait contraint François Fillon à publier la liste des clients de son cabinet de conseil. S’il n’en avait pas parlé lui-même, nous n’aurions jamais su qu’il avait eu Axa comme client. Alors même qu’en tant que député, il a dû se prononcer sur une loi encadrant les activités des assureurs !

J’ai saisi le déontologue de l’Assemblée nationale avec mes collègues écologistes, pour qu’enfin la transparence soit faite sur les douteuses activités de conseil du député Fillon.

En savoir plus : mon interview sur la corruption dans le journal 20 minutes.

Le casier judiciaire vierge pour les élus est une mesure réclamée depuis longtemps par l’ex-élu radical Philippe Pascot. L’Assemblée nationale l’a enfin adoptée, il reste au Sénat à faire de même.
Pour l’instant, cette proposition de loi n’est pas à l’ordre du jour, j’espère que la majorité de droite ne cédera pas à la tentation de l’enterrer. Une adoption rapide permettrait d’empêcher en juin 2017 des candidatures d’élus déjà condamnés.
Cette mesure n’est pas une interdiction à vie d’être élu : la réhabilitation légale intervient automatiquement après un délai de 3 à 10 ans. Elle me paraît proportionnée au fait que 396 professions, dont les comptables et les chauffeurs de taxi, sont soumises à cette obligation.

Mon Crédit Collaborateur

Je n’ai jamais salarié de membre de ma famille. J’emploie aujourd’hui une femme et deux hommes à temps plein, à des salaires bruts égaux.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon site, ou sur le site du Monde.

Jean-Michel Baylet à Bayeux : sans moi !

Vendredi 3 février, le ministre Jean-Michel Baylet accompagnait le premier ministre Bernard Cazeneuve à Bayeux. J’ai boycotté ce déplacement officiel pour protester contre un homme dont j’ai dénoncé les agissements graves en octobre dernier, et qui ne devrait pas être ministre.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur France 3 ou sur mon site.

Loi Sécurité Publique
Une nouvelle fois, le gouvernement et la majorité socialiste ont fait passer des mesures sécuritaires sans aucune considération pour la protection des citoyens face aux abus. Alors même que l’enquête est en cours sur les violences subies par le jeune Theo à Aulnay-sous-Bois, était-il vraiment indispensable de donner aux vigiles le droit de porter des armes ? J’ai donc voté contre cette nouvelle loi qui met les citoyens en danger.

LCP a récapitulé les débats, et pointé qu’une nouvelle fois le gouvernement refusait de tenir une importante promesse du candidat Hollande : le récépissé de contrôle d’identité.
Jusqu’au bout, j’aurai essayé de rappeler le gouvernement à ses promesses.
Jusqu’au bout, le gouvernement se sera renié.

A venir
Il ne reste plus que deux semaines de session à l’Assemblée nationale, avant que les portes ne soient fermées pour laisser place à la campagne électorale. De nombreux textes seront débattus rapidement, je conserve l’espoir que la proposition de loi prolongeant les délais de prescription de 3 à 6 ans pour les délits soit adoptée la semaine prochaine.

Demain soir à Hérouville-Saint-Clair, Danielle Simonnet produira son spectacle « Uber, les salauds et mes ovaires« . Je ne pourrai pas m’y rendre, mais j’en ai entendu beaucoup de bien !

Samedi 18 février à Isigny : réunion du collectif Stop Linky Calvados. Venez nombreux pour comprendre tous les défauts de ce compteur électrique imposé, et savoir comment vous y opposer !
Une réunion similaire sera organisée le 3 mars à Bayeux.

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 2017 Isabelle Attard, députée du Calvados
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J.-M. Baylet à Bayeux : sans moi !

/ / - Publié le 2 février 2017 - 1 minute de lecture

Demain matin, M. le Premier ministre Bernard Cazeneuve sera au Musée de la Tapisserie de Bayeux pour la signature du Contrat de Plan État-Région « Normandie » 2015-2020 et du Contrat de Plan Interrégional « Vallée de la Seine » 2015-2020. Je suis heureuse de ce contrat qui concerne un musée qui m’est cher. Et je m’apprêtais à répondre favorablement à l’invitation de la préfecture d’être présente aux côtés du Premier ministre pour un accueil républicain malgré nos divergences politiques.


J’ai cependant appris ce matin la présence du ministre Jean-Michel Baylet dans la délégation. Je ne participerai pas à cette hypocrisie qui consisterait à accueillir un homme dont j’ai dénoncé les agissements graves en octobre dernier, et qui ne devrait pas être ministre.

Isabelle Attard, députée citoyenne du Calvados.

Mon crédit collaborateur

/ / - Publié le 2 février 2017 - 2 minutes de lecture

Les députés ont besoin d’être assistés pour bien faire leur travail : c’est pourquoi l’Assemblée nationale leur fournit une enveloppe mensuelle de 9 561 € bruts pour embaucher des salariés. Calculé en principe pour trois collaborateurs, le député peut choisir de l’utiliser pour embaucher de une à cinq personnes, à temps plein ou à temps partiel.

Ce montant est nettement inférieur à l’enveloppe collaborateur des députés européens : 24 164 € par mois. De plus, la situation des députés français est très variable : la précédente déontologue de l’Assemblée nationale proposait d’ailleurs de réduire les montants alloués aux députés en situation de cumul pour augmenter le montant des députés qui se consacrent entièrement à leur mandat. En effet, les députés qui cumulent utilisent souvent les services de leur mairie / conseil départemental / conseil régional, alors que les députés à temps complet dépendent uniquement des ressources allouées par l’Assemblée nationale.

 

J’ai été la seule députée de France à transmettre ses relevés de comptes bancaires de députée à l’Association pour Une Démocratie Directe. La transparence dans l’utilisation de l’argent public qui m’a été confié est une évidence pour moi. C’est pourquoi en 2013 j’ai voté en faveur de la publication des noms des attachés parlementaires, ainsi que de leurs autres activités professionnelles (lorsqu’ils en ont, ce qui n’est pas le cas des miens).

Pour ma part, je n’ai jamais salarié de membre de ma famille. J’emploie aujourd’hui une femme et deux hommes à temps plein, à des salaires bruts égaux. Tant que le groupe écologiste à l’Assemblée nationale existait, je participais pour moitié au salaire d’une collaboratrice qui suivait les activités de ma commission, et j’employais entre 2,5 et 2,6 équivalents temps plein. Bien sûr, je mettrai à disposition de tout citoyen qui en fera la demande les preuves tangibles de l’activité de chacun de mes collaborateurs.

 

Isabelle Attard, députée citoyenne du Calvados.

Infos 48 : Revenir à l’essentiel

/ / / / / / / / / / / / / / / / / - Publié le 23 janvier 2017 - 6 minutes de lecture

 

Revenir à l’essentiel

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Isabelle Attard
Députée du Calvados
Lettre d’information n°48

Lundi 23 janvier 2017

Vous n’avez pas pu vous joindre à la centaine de personnes présentes à mes vœux à Subles le 14 janvier ? Pas d’inquiétude, vous pouvez les retrouver en intégralité sur mon site, en texte et en vidéo.

Proposition de loi prolongeant les délais de prescription du député Alain Tourret

 

L’Assemblée nationale a débattu jeudi 19 janvier d’une proposition de loi qui aurait prolongé un certain nombre de délais de prescription. J’étais évidemment favorable à ce que le délai de prescription des délits passe de 3 à 6 ans. De nombreuses victimes sont trop traumatisées pour réagir dans le délai actuel de 3 ans. Cependant, le Sénat avait introduit plusieurs mesures inacceptables lors des débats. La plus grave à mes yeux était la prolongation de 3 mois à un an de la prescription des délits de presse lorsqu’ils ont lieu sur Internet.

Je me suis élevée une fois de plus contre cette tendance lourde à considérer Internet comme une circonstance aggravante systématique. Dans ce cas précis, c’est particulièrement absurde : il est bien plus simple pour une victime de diffamation de le découvrir en ligne que dans une publication papier !
A une très courte majorité (32 contre 27), mon amendement de suppression de cette mesure a été adopté par l’Assemblée nationale.
Je déplore que nos débats nous aient forcés à choisir entre adopter immédiatement une mesure négative, ou reporter l’adoption de la mesure positive. Je me réjouis que l’intelligence collective ait primé, et que la liberté de la presse ne soit pas davantage attaquée

Proposition de loi de lutte contre l’accaparement des terres agricoles du député Dominique Potier

 

La Commission des Affaires économique de l’Assemblée nationale a débattu mercredi 11 janvier d’une proposition de loi qui doit répondre au préoccupant problème des achats massifs de terres agricoles françaises par des investisseurs étrangers. Je vous en ai déjà parlé dans une précédente newsletter, je vous renvoie aux excellents articles de Reflets.Info sur le dossier, ainsi qu’au plus récent consacré à cette proposition de loi. J’ai utilisé leurs travaux pour intervenir lors des débats, et comme eux je crains que cette loi ne règle pas le problème pour de bon.

Proposition de loi pour le respect de l’animal en abattoir du député Olivier Falorni

 

L’Assemblée nationale a débattu jeudi 12 janvier d’une proposition de loi pour améliorer le traitement des animaux en abattoir.

En réponse au traitement scandaleux des animaux de boucherie dans les abattoirs, j’étais dans l’hémicycle avec des collègues écologistes, pour voter cette loi Falorni qui va dans le sens d’un meilleur bien-être animal. Je déplore la faible présence sur les bancs de l’Assemblée au moment du vote de cette Loi (32 députés sur 577!). Je regrette également que cette Loi soit largement vidée de sa substance avec 2 articles rescapés sur les 7 initiaux : mais c’est un « petit début »…

Le chemin sera encore long et je tiens à remercier tout particulièrement ma collègue Laurence Abeille, l’association L214 et tous les citoyens mobilisés sur ce sujet essentiel du bien-être animal. Je suis végétarienne et la tentation est grande de militer toujours davantage pour baisser la consommation de viande dans notre pays, pour des raisons éthiques et écologiques.

Mais je sais aussi que de nombreux éleveurs se battent pour que vive une agriculture paysanne respectueuse des terres et des animaux. Nous devons être à leurs côtés et progressivement faire évoluer notre alimentation.

Commençons par lutter contre les élevages industriels gaspilleurs de terres agricoles immenses et d’énorme quantité d’eau et faisons au moins en sorte que les animaux de boucheries souffrent le moins possible.

Stop Linky

Vendredi 6 janvier, le collectif Stop Linky Calvados dont je fais partie organisait une réunion d’information à Formigny. Nous avons notamment pu entendre le témoignage de la maire de Louvières, Marguerite-Marie Bindault-Lemaître, qui subit les menaces d’Enedis (ex-ErDF) pour la forcer à retirer la délibération anti-Linky de son conseil municipal.

Je vous invite à lire l’article de la Renaissance du Bessin, il résume bien les nombreux problèmes de ce soi-disant compteur électrique intelligent : pollutions et coûts importants, vie privée ignorée, et économies promises inexistantes.

Le collectif Stop Linky Calvados organisera le vendredi 3 mars à 19h une réunion d’information similaire à l’espace Saint-Patrice de Bayeux.

Loi interdisant la publicité dans les émissions publiques pour enfants

Un an plus tard, la proposition de loi écologiste est enfin devenue réalité. Le matraquage publicitaire envers les enfants, cause majeure d’obésité, cessera enfin le premier janvier 2018 sur les chaînes du service public audiovisuel. C’est un premier pas vers une interdiction totale de la publicité à destination des enfants. Toutes les études montrent que les publicités ont une influence démesurée sur les habitudes alimentaires et de consommation des plus jeunes, ce qui est confirmé par les montants extrêmement importants dépensés par les industriels chaque année.

A venir

Mardi 24 janvier : projet de loi d’adaptation du code minier au droit de l’environnement.

Mercredi 25 janvier : Examen en commission des Lois des propositions de loi ordinaire et organique visant à instaurer une obligation de casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection locale, présidentielle, législative ou sénatoriale

Mardi 31 janvier : deuxième lecture de la proposition de loi portant adaptation des territoires littoraux au changement climatique.

Mercredi 1er février : Examen en séance des proposition de loi et proposition de loi organique visant à instaurer une obligation de casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection.

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/ / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / / - Publié le 19 janvier 2017 - 13 minutes de lecture

Chers amis, n’en soyez pas choqués et une fois n’est pas coutume, je ne ferai pas de distinction ce matin entre ceux qui sont élus, responsables d’associations, d’entreprises ou d’institutions et ceux qui ne le sont pas. Après tout, nous nous investissons tous sur ce territoire et auprès de ses habitants, chacun à notre façon, chacun avec nos moyens, nos disponibilités, nos compétences et surtout nos motivations.

En ce début d’année, idéal à la fois pour faire un bilan et se projeter vers l’avenir, je m’apprêtais à vous parler de projet politique, des idées qui m’animent depuis longtemps pour que tous, nous puissions vivre mieux, et puis et puis
pa-ta-tras tout s’est accéléré en quelques semaines.

L’élection de Donald Trump a fait profondément réfléchir, face à une candidate du système financier donné gagnante d’avance. Une réaction saine à première vue du peuple américain mais qui se tourne vers une caricature de l’Amérique, un personnage grotesque s’il avait été virtuel, imprévisible, grossier et terrifiant justement parce qu’il est réel.

Pourtant l’alternative existait. Elle était incarnée par le démocrate Bernie Sanders et l’écologiste Jill Stein. Sont-ils restés trop timorés ? Sont-ils restés au milieu du gué sans oser faire exploser le système? C’est ce que je crois aujourd’hui. Car que l’on soit américain ou français je pense que l’heure n’est plus aux respects de règles fixées par ceux qui veulent, par-dessus tout, que rien ne change pour continuer à faire prospérer le plus longtemps possible leur business mondial ultra-lucratif. Ce monde de la finance, des multinationales, des dividendes aux actionnaires n’est pas le mien, cet univers n’a pas pour vocation à créer de l’emploi local ou à assurer la production d’aliments sains cultivés par des paysans heureux. Il est grand temps de proposer un autre modèle, ici, comme aux États-Unis et dans le monde entier ; car ce monde est réellement en train de devenir fou.
Bien plus près de nous, quelques jours avant l’élection de Donald Trump, nous avons assisté au démantèlement de la jungle de Calais. Pourquoi est-ce que soudain, «nettoyer» des hectares de friches, où des êtres humains étaient entassés dans des conditions pires que du bétail, devenait une priorité pour ce gouvernement ?
Rien pendant plus de 4 ans et soudain il faut évacuer et forcer des hommes, des femmes, des enfants à aller dans des centres d’accueil à l’intérieur du pays alors qu’ils ne veulent qu’une seule chose : partir en Angleterre.

Un souvenir de juillet 2014, revient en boucle dans ma tête. C’est ce jour où Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, se vante dans l’hémicycle d’avoir refoulé davantage d’étrangers à la frontière que la droite ne l’avait fait avant 2012. Choc, colère, consternation en quelques secondes. Serait-ce une surenchère, c’est ça ? Pour plaire à un certain électorat, il faudrait jouer à qui expulse le plus ? Nous parlons pourtant bien de familles apeurées, fuyant les bombes, la misère, ou bien les deux, et pas d’un jeu de société.
Les images de ce qui se passe réellement à Calais sont prises par des journalistes prenant des risques considérables, certains ont été assignés à résidence et d’autres, victimes de grenades de désencerclement. Gaspard Glanz en a témoigné. Comme tous ces caméramans amateurs qui filment les réfugiés afghans et syriens regroupés près des stations de métro Jaurès ou Stalingrad.
Dégagés et dispersés par des CRS à intervalles réguliers, sans que qui que se soit ne se préoccupe de savoir où ils peuvent aller ensuite, à part des citoyens humains car heureusement pour notre pays, il en reste….

Et bien sur, faute de solution pérenne, ils reviennent au même endroit après chaque expulsion et destruction de leurs campements de fortune, après chaque confiscation de couverture, et tentent à nouveau de survivre… Serait-ce une occupation pour CRS désœuvrés ? Un moyen pour les ministres de l’Intérieur de ce quinquennat de montrer qu’ils ont des muscles, pour ne pas dire autre chose ? Je pense que ce gouvernement a simplement remisé aux oubliettes la question de l’accueil et de l’intégration des réfugiés.

Comment peut-on détourner ou fermer les yeux à ce point ? Comment peut-on avoir si vite oublié qu’il y a peu en France, des milliers de familles erraient sur les routes cherchant un refuge, une main amie qui aurait partagé un repas pour un jour, ou pour quelques années ? Ceux qui ont aidé, nous les avons appeler les « Justes ». Je n’oublie pas et je sais que vous non plus.

Les présidents de la République successifs, les évoquent souvent dans leurs discours. « Se souvenir quand ça arrange, fermer les yeux quand ça dérange« , c’est sans doute la devise de ceux qui nous gouvernent depuis des décennies.

Chers amis il y a un an je vous avais dit que je souhaitais que l’année 2016 soit l’année du ménage !
Et effectivement j’ai la certitude d’avoir œuvré à mettre un coup de projecteur sur des escrocs ou des nuisibles. Pas forcément dans les domaines que j’avais imaginé en janvier 2016. Par exemple, bien que l’information circule et que beaucoup de clients reprennent le chemin des librairies indépendantes, Amazon utilise encore de la main d’œuvre bon marché. Amazon continue, comme tant d’autres multinationales, d’échapper à l’impôt avec la quasi bénédiction de Michel Sapin qui préfère lui aussi fermer les yeux, décidément, c’est une épidémie.
Nous parlons tout de même de 70 milliards d’euros qui chaque année n’atteignent pas les caisses de l’État. Alors je suis sûre que vous comprenez que cela m’horripile quand j’entends des hommes ou des femmes politiques de notre région, répéter lors des repas des anciens, devant des personnes qui comptent chaque euro à la fin du mois, qu’il faut qu’ils se serrent la ceinture, qu’ils fassent un effort… car les caisses du département sont vides, car les caisses de l’État sont vides. C’était faux en 2016 ce sera faux, aussi, en 2017 .

Car il suffit d’avoir le courage politique de lutter contre l’évasion fiscale et contre l’optimisation fiscale pour soudain retrouver le budget nécessaire au bon fonctionnement de nos services publics, des hôpitaux (comme le nôtre à Bayeux) aux universités en passant par les écoles et la justice.

Le ménage j’ai tenté de le poursuivre en luttant contre le harcèlement sexuel dont sont victimes 1 femme sur 5 sur leurs lieux de travail…Je crois qu’aujourd’hui nous avons collectivement progressé sur cette question longtemps taboue. J’espère qu’en 2017 et au-delà, les femmes ne se laisseront plus faire. J’espère que quand elles diront non les hommes comprendront que c’est non. J’espère qu’elles pourront trouver l’écoute et le soutien qu’elles sont en droit d’attendre de notre société.

Je sais que nous pouvons compter sur les hommes qui nous entourent, nos pères, nos fils, nos frères, nos compagnons, qui ne veulent surtout pas être mis dans le même sac que les pervers et les gros lourds. Sur ce sujet je voudrais simplement vous lire un extrait du message que m’a envoyé avant hier la présidente d’une association qui aide les femmes handicapées qui subissent des violences et elles sont proportionnellement encore bien plus nombreuses que les femmes valides. Voici ses mots : que cette année 2017  soit marquée par des prises de position fortes, par des engagements sans faille, que notre  « Non » soit sans compromission. « Non » à la lâcheté, « non » aux injustices, « non » à l’inégalité, « non » aux violences, « non » aux pressions barbares, « non » aux meurtres… Que notre  « Oui » soit celui du partage, du courage et de la vérité.Tous ces mots que nous égrenons, remplissons-les de ténacité, de colère ! Que la fragilité soit respectée et valorisée dans un travail où  ce que chacune et chacun donne est un cadeau pour l’Humanité. Sachons rire, parler, inventer, créer et danser ! Voilà son message d’espoir.

2016 n’a pas été que violences et tristesse, heureusement. Cela fait longtemps que j’essaie de montrer que notre pays a les moyens de faire autrement pour lutter contre la précarité et la misère, contre la malbouffe et l’échec scolaire.
On parle souvent de « Phares dans la nuit » pour symboliser des personnes charismatiques ou des exemples positifs . Et bien il y a eu l’année passée des phares puissants qui réchauffent le cœur, des célébrités qui s’engagent comme Cyril Dion et Mélanie Laurent.

2 millions de spectateurs ont vu leur film Demain, un vrai et beau projet de société, uniquement basé sur des exemples concrets pris en France ou à l’étranger.
Mais il y a surtout tous ces milliers de lucioles (oui j’avoue, j’adore les lucioles) qui agissent partout dans ce pays et au-delà. Quand une luciole croise une autre luciole elles se remontent le moral et se parlent des innombrables exemples positifs, qu’elles ont vu ici ou là et dont presque personne ne parle dans les grands médias. Personne, à part des « éclaireurs » comme Philippe Bertrand dans ses Carnets de campagne sur France Inter, Eric Dupin dans son livre « les défricheurs » ou Yann Richet dans son film « Nouveau Monde » invité d’ailleurs à Douvres en septembre dernier par le collectif de Cœur de Nacre, Citoyens d’abord !

Les lucioles ce sont aussi tous ces bénévoles anonymes qui agissent à Caen, sur la presqu’ile ou à la Guérinière, dans ces zones de non droit où les réfugiés soudanais ou afghans sont entassés et essaient de survivre à 5 dans un garage ou dans des squats. Je pense à eux très souvent et j’ai leurs visages et leur gentillesse gravés dans ma mémoire.
Et enfin, je vous invite à aller découvrir les lucioles de la Belle Démocratie, ces collectifs citoyens enfin réunis qui œuvrent dans toute la France pour que « Faire de la Politique » ne soit plus un gros mot…

Alors, après le ménage et le tri, entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, je pense que l’année 2017 sera l’année du retour à l’essentiel. Retour à cette sobriété heureuse chère à Pierre Rabhi qui a servi de fil conducteur à la carte de vœux que mon équipe et moi-même vous avons adressé.
Ce n’est pas par hasard que le numéro de décembre du 1 titrait « Jamais sans mon smartphone » et qu’au même moment le journal La Décroissance criait « Débranche ! », et c’est une accro à son portable qui vous parle.

Tous ceux qui ont débranché des objets connectés quelques jours ou quelques mois disent la même chose. Y compris Thierry Crouzet, pourtant grand manitou des réseaux sociaux, qui a fait fortune grâce à Internet. Il s’est sevré pendant 6 mois. Tous ont pu revenir à l’essentiel. Retrouver le plaisir de lire, profiter de discussions familiales et amicales riches, qui donnent à la vie une toute autre saveur…
La multiplication des connections et des données nous incite à une réflexion, une pause. Avons-nous besoin d’un compteur électrique communicant qui informera EDF de nos moindres faits et gestes au cœur de notre foyer alors que notre compteur actuel fonctionne très bien ?
Nos données personnelles ont une valeur inestimable pour les multinationales en tout genre. Avons-nous encore le possibilité de décider à chaque instant, comment elles seront utilisées et par qui ? Globalement, l’enjeu est de pouvoir rester libres et maîtres de nos vies, de nos gestes et de notre vie privée !

Revenir à l’essentiel, aux valeurs simples et élémentaires permet également de se réaliser.
Un exemple parmi d’autres, Christophe Vasseur. Cet homme de 49 ans a quitté le monde de la mode en 1999 pour devenir boulanger. Études reprises de zéro, des banques qui ne croient absolument pas en lui, bref en 2008 il devient le meilleur boulanger de Paris du Gault & Millau. Les chefs des restaurants parisiens s’arrachent ses pains bio. Il travaillait dans le futile et le superflu, il est revenu à l’essentiel.

Comme Daniel que voici, filmé par d’autres lucioles, l’équipe de Sideways.

Vous allez finir par croire avec mes exemples que je fais une vraie fixation sur la boulangerie !

Peut-être… mais je ne crois pas que cela soit par hasard. La culture du blé est millénaire, le pain nourrit les hommes et symbolise le partage, la solidarité, le travail en commun car on dit bien mettre la main à la pâte non ?!
Comme Christophe Vasseur je citerai le personnage de Pagnol, Aimable Castanier : «  Si vous me ramenez mon Aurélie, Je vous ferai un pain comme vous n’en aurez jamais vu et dans chaque pain que vous aurez, il y aura une grande amitié et un grand merci. »

Les hommes que nous venons de voir ont réalisé leur rêve. Je suis convaincue comme Daniel que : « la véritable pauvreté est l’impossibilité de choisir sa vie. »
Vous savez, si j’ai choisi en 2012 la commission Éducation de l’Assemblée c’est parce que j’étais persuadée et je le suis encore plus, qu’en améliorant l’orientation des jeunes, en leur montrant l’éventail des métiers qui existent ou qui ne demandent qu’à être créés, en les accompagnant dans leurs rêves, nous aurons une future génération confiante dans l’avenir.
Des jeunes adultes capable de rebondir après un coup dur, qui auront envie de découvrir des métiers variés au cours de leur vie et qui surtout ne considéreront pas les extrémistes religieux ou politiques comme leurs seuls espoirs…

Alors, avec les yeux grands ouverts, et remplis d’espoir pour les jours et les mois qui viennent, je vous souhaite la plus belle et la plus solidaire année possible ! Et surtout surtout chers amis… ne laissez personne vous empêcher de réaliser vos rêves !

Merci.

Cazeneuve premier ministre : l’indécence récompensée

/ / / / / / - Publié le 6 décembre 2016 - 2 minutes de lecture

Rémi Fraisse est mort à Sivens le 26 octobre 2014. Le gendarme qui a lancé la grenade offensive n’était qu’un exécutant de décisions prises en haut lieu.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a tenté de dissimuler sa responsabilité en répétant que la mort de Rémi Fraisse n’était pas “une bavure”. Il a même osé annoncer sa fierté d’avoir contribué à l’enquête.

J’ai donc demandé la démission du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et du premier ministre Manuel Valls le 6 novembre 2014. Sans me faire d’illusions sur le destin de ma demande. Il s’agissait avant tout de dénoncer l’intolérable. Dans n’importe quelle autre démocratie, un ministre de l’Intérieur dont les troupes auraient commis un tel acte en aurait tiré les conséquences en démissionnant.

Le journal Le Monde a dénoncé en octobre 2015 l’enquête bâclée de la gendarmerie sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse.

Cette mort n’est pourtant pas une exception, ni une anomalie. Elle est la conséquence logique de l’évolution des techniques de “maintien de l’ordre” en France. Le journal Reporterre a publié en juin 2016 une enquête approfondie sur l’explosion des violences policières. Leur rapport édifiant est téléchargeable sur leur site. Bernard Cazeneuve n’a d’ailleurs jamais de mots pour les victimes. Adama Traoré n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres.

La semaine dernière encore, le Défenseur des Droits a pointé la responsabilité du préfet du Tarn. Il aurait commis des fautes susceptibles d’engager sa responsabilité pénale dans le cadre de l’instruction pour homicide involontaire, selon Me Arié Alimi, l’avocat de la famille de Rémi Fraisse.

La seule sanction de Bernard Cazeneuve aura été sa promotion au poste de premier ministre. Je reconnais cependant une certaine cohérence à François Hollande : si être responsable de violences sur sa collaboratrice n’empêche pas Jean-Michel Baylet d’être ministre, pourquoi se priver d’un premier ministre dont les ordres ont abouti à la mort d’un jeune homme pacifiste ?

L’histoire jugera le Président François Hollande et son gouvernement sur leurs actes. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai constaté qu’ils ne reculeront devant rien pour se maintenir en poste, sans aucune considération d’éthique, d’honnêteté ou simplement de décence.

9 citoyens tirés au sort ont attribué 130 000 euros de subventions ministérielles

/ / - Publié le 6 décembre 2016 - 0 minutes Less than a minute de lecture

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Ce jeudi 1er décembre, la députée Isabelle Attard retrouvait, pour faire le bilan, les neuf jurés citoyens chargés d’attribuer sa réserve parlementaire cette année.

49 demandes ont été reçues, pour une enveloppe à attribuer de 130 000 €. Le jury a sélectionné les projets subventionnés fin septembre, au terme de trois réunions de travail. 4 projets portés par des communes et 20 projets d’associations locales et nationales ont été retenus (voir la liste des projets subventionnés). Les montants des subventions s’échelonnent de 1200 € à 24 900 €. En toute transparence, les décisions argumentées ont été notifiées par courrier à l’ensemble des porteurs de projet début octobre.

Comme elle s’y est engagée, Isabelle Attard n’a assisté à aucune des réunions de travail des jurés, afin de garantir leur totale indépendance. Vient donc maintenant le nécessaire temps du retour d’expérience, un temps pour permettre à chaque juré de s‘exprimer sur l’exercice qui lui a été confié.
Les objectifs sont multiples : évoquer les difficultés rencontrées, le plaisir ressenti ou les éventuelles déceptions ; permettre à la députée de comprendre le choix du jury et de pouvoir l’expliquer ; récolter des propositions en vue d’améliorer la procédure d’attribution pour l’année suivante, la prochaine édition étant bien entendu conditionnée par sa réélection en juin 2017.

Au cours de la soirée, les jurés ont fait part de leur plaisir d’avoir participé à “cette expérience démocratique basée sur une belle énergie collective”. “Etre acteur de la politique en direct”, “avoir son mot à dire”, “se sentir utile dans un modèle de société qui nous pose question”, cela “redonne du sens” et “ramène la responsabilité de chacun sur la politique au sens noble du terme”. Ils ont déploré que le nombre de projets associatifs subventionnés soit limité à 20, une contrainte imposée par l’Assemblée nationale depuis cette année. « Quelques projets supplémentaires auraient mérité de toucher une subvention, mais il a fallu faire un choix ».
Pour améliorer la procédure, ils ont suggéré à la députée un tirage au sort du prochain jury sur listes électorales et non plus sur appel à candidature. Cette méthode est déjà appliquée par la députée Jacqueline Fraysse, avec quelques difficultés concernant notamment la motivation et l’implication des jurés ainsi sélectionnés. Isabelle Attard s’est néanmoins engagée à étudier cette proposition.
Enfin, les jurés ont témoigné de l’espoir et de l’optimisme que l’étude des 49 dossiers leur a redonnés. “La diversité des projets, solidaires, ambitieux et positifs témoigne de l’incroyable dynamisme de notre territoire”.